Samedi 25 janvier, afin de répondre à l'appel initié par les organisations américaines « pas de guerre contre l’Iran », le Comité du Var du POI a décidé d'organiser une diffusion militante à Toulon, place du Mûrier. Nous avons diffusé l'appel du Bureau national, rejoints par des militants d'autres organisations qui se sont associées au rassemblement : Mouvement de la paix, Ligue des Droits de l'Homme, Varois pour la paix et la justice en Méditerranée.
vendredi 7 février 2020
vendredi 20 décembre 2019
Campagne pour la libération de Louisa Hanoune
Rassemblement
à Toulon pour la libération de Louisa Hanoune et de tous les
prisonniers politiques en Algérie
Samedi
7 décembre, une cinquantaine de militants se sont rassemblés à
Toulon sur le marché du Cours Lafayette pour la libération de
Louisa Hanoune et de tous les emprisonnés politiques et d’opinion.
Une dizaine de partis politiques et d’organisations des droits de
l’homme avaient appelé à participer à ce second rassemblement :
PCF, POI, PG, Comité Révolutionnaire Insoumis Toulonnais, CICR,
LDH, Mouvement de la Paix, Varois pour la Paix et la Justice en
Méditerranée, UD CGT du Var. Alain Serre du Comité International
Contre la Répression a pris la parole, faisant le lien entre la
révolution en cours en Algérie, la répression et l’emprisonnement
de Louisa Hanoune. Dans le même temps, un tract était distribué à
la population. Les organisations ont proposé unanimement de
poursuivre la mobilisation sous des formes appropriées, car le 12
décembre le pouvoir corrompu organise des élections présidentielles
dont le peuple algérien ne veut pas !
« On
ne lâche rien », c’est sur ces mots que le rassemblement
s’est conclu…
dimanche 1 décembre 2019
Rassemblement samedi 7 décembre à 11 h 30 à Toulon pour la libération de Louisa Hanoune
Chers amis et camarades,
Comme convenu, nous nous
sommes réunis au siège du PCF pour envisager les suites à donner à
la tenue du rassemblement au parvis des Droits de l’Homme à Toulon
le 8 octobre « pour la libération de Louisa Hanoune, de
tous les prisonniers politiques et d’opinion ».
Louisa
Hanoune est maintenant emprisonnée depuis le 9 mai par le tribunal
militaire de Blida, elle a été récemment condamnée à 15 ans de
prison et devrait passer en appel avant la fin novembre. Dans plus de
100 pays, des organisations progressistes, des personnalités
politiques, syndicales ont signé un appel pour sa libération. Le
Comité national d’Algérie pour la libération de Louisa Hanoune
indique : « Car selon le code de procédure, le procès
en appel de Louisa Hanoune doit intervenir au plus tard deux mois
après sa condamnation en première instance… Dans le but de semer
l’amalgame et justifier aux yeux de l’opinion publique
l’arrestation puis la condamnation de la dirigeante politique d’un
parti de l’opposition qu’elle est, Mme Louisa Hanoune a été
accusée et condamnée pour les mêmes chefs d’inculpation, complot
contre l’Etat, que des dignitaires du régime, les généraux
Mohamed Mediene et Athmane Tartag ainsi que Said Bouteflika,
Conseiller du président déchu… Sa condamnation est une
criminalisation de l’action politique, droit fondamental arraché
de hautes luttes par le peuple algérien et inscrit dans la
constitution.». Ce Comité national pour la libération
de Louisa Hanoune, qui est présidé par la Moudjahida Zohra Drif
Bitat et soutenu par des partis politiques, syndicats,
organisations de droits de l’homme, personnalités
nationales... appelle à l’acquittement de la Secrétaire générale
du Parti des travailleurs, à sa libération immédiate et
inconditionnelle et à la libération du Moudjahid Lakhdar
Bouregaa, de Karim Tabbou coordinateur de l’Union démocratique
sociale et de tous les détenus d’opinion.
Le pacte de l’alternative
démocratique d’Algérie qui rassemble 7 partis politiques, ainsi
que la ligue des droits de l’homme vient de réaffirmer le refus de
la tenue de l’élection présidentielle du 12 décembre et la
nécessité d’un processus constituant.
Toutes les semaines
depuis près de dix mois, par millions de manifestants, d’étudiants
se mobilisent dans un processus révolutionnaire, pour « dégager »
le système, chasser la bande d’oligarques voleurs et corrompus qui
s’apprêtaient à brader les richesses nationales (les
hydrocarbures) aux monopoles impérialistes et soumettre l’économie
algérienne au dictat du FMI.
Le peuple veut se
réapproprier le pouvoir qui lui a été confisqué en 1962, alors
que l’insurrection révolutionnaire victorieuse du peuple venait de
chasser la puissance coloniale française.
Tous les vendredis le
peuple scande « système dehors » et les arrestations se
multiplient, dès lors qu’un militant met en cause le « système »
il est arrêté, puis emprisonné. La répression policière
s’accroit.
Aujourd’hui,
les peuples veulent se réapproprier la conduite de leurs affaires.
Ils veulent reconquérir leur souveraineté !
Nous
vous demandons de faire connaître largement cet appel pour réussir
cette initiative.
Bien
fraternellement
Samedi
7 décembre 2019
à partir de 11 H 30 RASSEMBLEMENT sur le COURS LAFAYETTE
à TOULON
(au
croisement ex-Castel Chabre)
o Distribution de
tracts à la population
o Signatures de
pétitions pour exiger la libération des emprisonnés-es politiques
Prise
de parole à 12 h d’Alain SERRE
du Comité International Contre la Répression (CICR)
Signataires de cet appel : PCF, CICR, LDH, POI, Parti de Gauche, Comité Révolutionnaire Insoumis Toulonnais, Mouvement de la Paix, Varois pour la Paix et la Justice en Méditerranée, UD CGT du Var
dimanche 20 octobre 2019
Rassemblement pour la libération de Louisa Hanoune
Le
30 septembre à Toulon, une réunion à l’initiative de militants
(PCF, POI, LFI et CICR), décidait de publier un communiqué commun
appelant à un rassemblement pour la libération de Louisa Hanoune et
de tous les emprisonnés politiques et d’opinion en Algérie.
Le
8 octobre dernier se tenait ce rassemblement, sur le parvis des
droits de l’homme de Toulon. Une cinquantaine de militants varois
étaient réunis, en présence de représentants de 9
organisations (PCF, POI, LFI, CGT, LDH, Libre Pensée, CICR,
Varois pour la paix et la justice en méditerranée, Mouvement de la
Paix). Après lecture du communiqué commun, chaque organisation a pu
s’exprimer en fonction de la sensibilité de chacune d’elle.
Mais
tous sont d’accord pour dire que Louisa Hanoune, par toute son
action politique, constitue un symbole de la lutte du peuple
algérien. Elle est jetée en prison parce qu’elle constitue un
danger pour le pouvoir, parce qu’elle incarne le mouvement
révolutionnaire depuis le 22 février qui uni des centaines de
milliers d’algériens tous les vendredis.
Ce
rassemblement s’est conclu par un appel à poursuivre la
mobilisation et à amplifier la campagne de signatures de la pétition
pour la libération de Louisa Hanoune et de tous les prisonniers
politiques et d’opinion. Tous les présents ont considéré que
cette manifestation unitaire large constituait une avancée et un
point d'appui important pour élever à une autre échelle dans le
Var la mobilisation pour la libération de Louisa Hanoune.
dimanche 13 octobre 2019
Le discours et la méthode
"Point de vue" de Franck Servel, membre du bureau national,
paru dans Informations ouvrières n° 573
En
2017, lors d'un déplacement en Grèce, Macron affichait sa
détermination face aux critiques soulevées par ses réformes, comme
celle du Code
du travail,
en déclarant avec la morgue qui le caractérise "Je
serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux
fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Ce
mépris a largement contribué à l'irruption des gilets jaunes, dans
une situation sociale où les travailleurs, de plus en plus nombreux,
n'en peuvent plus et n'acceptent plus des nouveaux sacrifices.
La
multiplication des mobilisations où les personnels cherchent à
contrôler leur mouvement, avec la grève des urgences, aux finances
publiques, dans l'enseignement, au moment du bac... tout ce
bouillonnement dans le pays inquiète l'exécutif qui a décidé de
changer de discours et de méthode pour aller jusqu'au bout de ses
contre-réformes. Macron indiquait cet été aux journalistes de
l'AFP : « Il
ne faut pas réduire l'ambition de transformation dont le pays a
besoin mais, dans la méthode, il nous faut réussir à inclure
davantage les Françaises et les Français ».
Cette
« méthode » n'est d'ailleurs pas si nouvelle que cela
puisqu'il s'agit au final de chercher à intégrer les organisations
syndicales aux « réformes », en multipliant les
concertations, grands débats... pour « inclure
davantage les Françaises et les Français » à
la destruction des conquêtes collectives qu'ils veulent maintenir.
Cette
volonté farouche de ne pas lâcher est illustrée par l'appel lancé
par plusieurs organisations syndicales de la RATP à une grève
illimitée à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites,
pour le maintien des garanties statutaires des salariés et de leur
régime spécial.
La
Ministre Buzyn est tout de suite intervenue pour affirmer qu'"il
n'y a pas lieu de bloquer la France".
Mais elle a surtout ajouté "Pourquoi
être en grève le 5 décembre alors que nous commençons une
discussion sur la transition qui va mettre 20 ans.
Je trouve ça un peu abusé alors que les négociations ne font que
commencer".
La
voilà, la nouvelle méthode du gouvernement : donner l'illusion
que tout est ouvert, qu'il y a des choses à négocier... Face à
cela, les salariés de la RATP ont bien compris que seul le rapport
de force permettra de faire reculer le gouvernement. Et après le
« coup de semonce » porté par la première grève
massive du 13 septembre, le responsable du premier syndicat de la
régie, l'UNSA-RATP, prévient : « pour
obtenir des résultats, il faut vraiment partir dans un conflit plus
dur, poser le sac une fois pour toutes. On
voit bien que les grèves saute-mouton de 24 heures, ça ne
marche pas ».
Et
pour aider les travailleurs à submerger les obstacles qui empêchent
– pour le moment – l'unité et la généralisation de la grève à
tout le pays avec des revendications claires, pour le retrait des
contre-réformes du gouvernement, nous vous invitons à participer
aux réunions des Comités de Résistance et de Reconquête.
samedi 5 octobre 2019
Rassemblement à Toulon mardi 8 octobre à 18 h
Algérie : libération
immédiate de Louisa Hanoune
et de tous les prisonniers
politiques et d’opinion !
Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des
Travailleurs (PT), vient d'être condamnée à 15 ans de réclusion à
l'occasion d'une parodie de justice par un tribunal militaire.
Elle incarne, avec plusieurs autres militants politiques et associatifs actuellement incarcérés, dont des militants historiques de la révolution algérienne, l'opposition au régime algérien. Plusieurs dizaines de militants sont actuellement emprisonnés et en instance de jugement.
Cette
décision du tribunal militaire de Blida constitue une nouvelle
intimidation du pouvoir et du chef d'état-major Gaïd Salah afin de
tenter de faire taire l'opposition et les millions de voix libres qui
manifestent depuis le 22 février pour une Algérie libre et
démocratique, contre la perspective d'élections truquées le 12
décembre visant à pérenniser le système.
Le 30 septembre, une réunion avec le PCF, le POI, un comité LFI, et un représentant du CICR (comité international contre la répression) ont proposé d’organiser une manifestation varoise,
le
mardi 8 octobre, à 18 h, place du parvis des droits de l’homme à
Toulon,
pour
exiger la libération immédiate de Louisa Hanoune
et
de tous les prisonniers politiques et d’opinion.
samedi 10 août 2019
Communiqué suite à la mort du maire de Signes
Communiqué du Comité du Var du POI
« Désagrégation chez certains du sens de l’Etat et de la nation » ?
Mais qui désagrège ?
Le Maire de Signes a donc surpris deux « inciviques » réalisant un « dépôt sauvage » sur un chemin communal. Qui a autorité pour faire respecter les textes en la matière ?
Le premier texte qui aborde de manière explicite ces décharges, est la loi du 15 juillet 1975. Est stipulé que c’est « l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie » créée à ce moment sous maîtrise Etat, qui a en charge le suivi, la gestion, et la police de ces décharges. Texte qui a été vidé de son contenu, car, comme le dit une brochure de la DREAL (1), il « a connu une constante évolution sous la poussée conjointe des textes européens et de la demande sociétale ». Avec comme conséquence « le rôle des collectivités locales qui s’est trouvé réaffirmé tant au niveau de la gestion que de la police administrative ».
Une vague incessante de transfert des missions de l’Etat
vers les collectivités locales
Comme toutes les missions publiques, celle-ci a subit la vague de transfert de l’État vers les collectivités locales… et comme pour l’État, ces collectivités se retrouvent sous le coup des mesures d’austérité.
Ainsi, s’agissant de la « police de l’environnement », terme générique relatif à toute forme d’occupation et de gestion du sol, les agents des ex-DDE et DDAF (2), par leur présence sur le terrain, au contact proche et régulier des communes et de leurs agents communaux, étaient en mesure de connaître parfaitement toute activité qui pouvait survenir, et d’intervenir.
Aujourd’hui encore, des agents des DREAL et des DDT (3) sont assermentés pour être en mesure d’intervenir sur ces occupations « inciviques » des espaces.
Mais leur nombre actuel (tois ou quatre par département), rend toute intervention totalement illusoire, obligeant les maires « à faire justice par eux-mêmes ».
La République, « un combat » ?
Lors de la cérémonie organisée le vendredi 9 août à Signes, après une gigantesque couverture médiatique, les plus hautes autorités de l’exécutif étaient présentes, y compris le président de la République puisque c’est son message qui a été lu par la ministre des territoires Jacqueline Gourault.
Message clair : « Ce 5 août, alors que les Français sont en vacances, le maire de Signes était dans sa ville, il défendait sa commune, il a pris le parti de s’interposer pour faire respecter la règle, le droit. La République tient debout grâce à des hommes et des femmes qui font actes de courage, et de désintéressement. C’est la République qui est orpheline aujourd’hui. La République n’est pas donnée, elle est un combat permanent. Elle tient debout grâce à des femmes et des hommes qui comme Jean-Mathieu Michel, la défendent et la servent avec courage. Je veillerai personnellement à ce que face aux incivilités et à la dégradation chez certains du sens de l’État et de la nation, la réponse soit toujours ferme, exemplaire et sans complaisance. Nous le devons à M. Michel et à tous les élus de France ».
Pourquoi la République devrait-elle être « un combat » ? Pourquoi faudrait-il être « courageux » ? Contre qui ? La réponse est donnée : l’incivilité. Le Larousse écrit « Incivilité : non civique, se dit d’un citoyen sans dévouement envers la collectivité, l’Etat ».
N’y aurait-il pas un lien direct entre cet « incivisme » et l’effondrement de ce qui constitue cette "collectivité", cet "Etat" ? Qui « désagrège », démantèle le tissu constitutif du "collectif, de l’Etat" ? Qui déchire le réseau du service public, cette présence territoriale, laissant ainsi ouvertes toutes les portes au « chacun pour soi » ? Tout est payant, avec des tarifs sans cesse plus élevés, y compris celui du stockage des déchets et de leurs traitements.
Ironie de l’histoire, la veille de cette cérémonie était publié au Journal officiel la loi portant "transformation de la fonction publique" qui constitue une destruction sans précédent du statut des agents de la fonction publique.
« Je veillerai personnellement à ce que la réponse soit toujours ferme »
En toute logique, devant une situation de destruction des éléments constitutifs de la République, c’est-à-dire de ses services publics, Madame la ministre des territoires dit, sous la dictée de son président Macron, que la République « est un combat », qui « ne tient » que par des « actes de courage ». Elle assène aux centaines de maires rassemblés ce vendredi 9 août à Signes : « Faites comme le maire de Signes, soyez courageux, allez affronter les inciviques… car ce n’est pas les agents des services publics qui pourront le faire à votre place ».
Et Macron conclut son message par une nouvelle charge répressive, menaçant tout individu "incivique", dans la plus parfaite continuité de celles qui ont tué Steve.
Ce 9 août, malgré la sincère peine face à ce décès brutal d’un maire connu et respecté, personne n’était dupe. Plusieurs élus affirmant « les discours officiels vont bien entendu glorifier le maire de Signes, mais pas un mot sur l’absence des services publics qui fait qu’il s’est trouvé seul à faire respecter la loi ». Et du côté des nombreux journalistes, l’une confiait que « cette incroyable couverture médiatique est sans commune mesure avec les faits, certes dramatiques, mais il faut tout ce bruit pour ne pas parler du reste qui fâche ! »
Toulon, le 9 août 2019
1 DREAL : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement.
2 DDAF : Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt
3 DDT : Direction Départementale des Territoires
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