Le comité départemental du Var a adressé une lettre à tous les adhérents pour préparer son assemblée de rentrée, qui s'est tenue le 3 septembre :
Cette assemblée permettra, à partir du compte rendu du la réunion du Bureau
national du POI tenue le samedi précédent, de préparer le Conseil Fédéral National convoqué 4
semaines plus tard. Rappelons que c’est ce dernier qui donnera le coup d’envoi de la
préparation du Ve Congrès ouvert du Parti ouvrier indépendant.
Nous devons relier notre réflexion sur le congrès ouvert à celle sur la
situation politique. Celle-ci évolue rapidement. La grève des cheminots en juin a marqué un tournant pour
toute la classe ouvrière. Il y a eu l’acharnement des assemblées générales, le fait que le
mot d’ordre de retrait s’est imposé. Cette grève a provoqué – et nous y avons participé avec notre
campagne de prises de position de soutien - des fractures, y compris au sommet des organisations.
Il a fallu l’amendement du député Chassaigne (PCF) qui est monté en première ligne pour aider le
gouvernement. Quelles que soient par ailleurs les positions du responsable de la fédération CGT des cheminots, il est incontestable qu’il a reproché à Lepaon d’avoir appuyé « l’amendement
d’enfumage ».
Puis il y a eu la grève de la SNCM – là aussi avec notre engagement, dans
la construction d’un appel de 350 militants - que nous avons largement suivie dans Informations
ouvrières. Il est clair que le gouvernement apparaît comme de plus en plus isolé, sans appuis.
Après le choc de la grève des cheminots, bien que le gouvernement Hollande-Valls n’y renonce pas, il
rencontre des difficultés à avancer dans la voie de l’intégration des organisations. Cela
s’est traduit par la décision de la CGT et de FO de quitter la conférence sociale avec la FSU et
Solidaires.
Le deuxième élément, c’est la crise des organisations et des partis, et des
institutions. Nous avions déjà souligné l’effondrement du Parti socialiste. Et le PS, dans une
récente élection locale partielle, a recueilli moins de 2 % des inscrits… Sous une autre forme, la question
des rythmes scolaires, qui provoque une crise dans les communes et les organisations n’est en rien
réglée. Ce lundi 25 août, un choc, suite aux déclarations de Montebourg, le Premier ministre Valls annonce
la démission de son gouvernement.
Les mobilisations massives au niveau international pour l’arrêt de
l’intervention militaire israélienne contre le peuple palestinien ont accentué le fossé entre les
travailleurs et le gouvernement Hollande, qui a apporté son soutien à Israël. Mais ces
manifestations dans lesquelles nous avons pris toute notre place, sur nos propres mots d’ordres, montrent
également l’impasse dans laquelle se trouvent les dirigeants des organisations de droite comme de
gauche qui revendiquent « d’urgence la mise sous protection internationale (…) nécessitant le
déploiement de forces internationales sous mandat de l’ONU et des couloirs humanitaires protégés
» (L’Humanité dimanche), entérinant de fait la négation de toute souveraineté du peuple
palestinien.
Il faut intégrer d’autre part dans cette situation le fait que nous avons
franchi un pas dans des relations établies très largement avec des militants de toutes tendances.
Les multiples interviews dans Informations ouvrières en témoignent. Les 70 militants varois de
toutes tendances qui ont signé l’appel « SNCM » publié par I.O., dont de nombreux responsables
syndicaux, montrent cette modification dans nos relations avec tous ces militants.
Autre élément de la crise qui se développe, la difficulté pour le
gouvernement à faire passer la réforme territoriale, avec la crise qui se développe au niveau de toutes
les représentations politiques institutionnelles.
La situation est donc très favorable pour que des militants entrent dans la
discussion. Le trait de la situation, c’est que les travailleurs sont disponibles pour discuter avec
nous sur les perspectives politiques, d’autant que s’ajoute à cela le fait que certains ne se sentent
plus représentés par un parti, ce qui s’exprime dans l’abstention, mais aussi parmi les militants.
Dans ces conditions, il est clair que devant le vide politique créé par
cette décomposition, la question d’une représentation politique des travailleurs conforme aux
intérêts ouvriers se pose. Pour notre part, en convoquant le congrès comme un congrès ouvert, nous
proposons une méthode de préparation sur toute une période. Pourrions-nous par exemple proposer
très largement et sans exclusive que se tiennent des assises pour discuter de quelle
représentation politique ouvrière ? Pour nous, nous avons une réponse : c’est la construction
du POI. D’autres n’aboutissent pas à cette conclusion. Il faut réfléchir à la façon d’organiser ce débat.
Bien entendu, il ne s’agit pas d’imposer un schéma. Par exemple, en prenant les discussions avec les
militants sur des problèmes tels qu’ils se posent : qui peut représenter les travailleurs aujourd’hui ?
Le PCF, lui qui a aidé à la mise en place de la loi ferroviaire en s’abstenant ? Le Parti socialiste ?
Mélenchon, qui vient de démissionner de sa responsabilité du PG « pour préparer les élections
présidentielles de 2017 » ? Ce qui se traduit par d’importantes fractures, discussions et
interrogations chez les militants de ces organisations. Alors quelle représentation pour la classe ouvrière ? Quel
programme d’action reliant chacune des questions posées aujourd’hui à la classe à la question du
pouvoir ?
A partir du compte rendu du Bureau national, nous discuterons de ces
questions, nous prendrons des décisions plus précises pour notre intervention et la préparation de ce
congrès ouvert lors de notre assemblée de rentrée.
Une proposition : que chaque camarade vienne à cette réunion avec l’état de
ses abonnements et vente IO pour que nous mettions au centre des objectifs de cette assemblée
le renouvellement de ces abonnements.
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