mercredi 1 octobre 2025

Palestine : intervention POI le 23 septembre à Toulon

Bonjour à toutes et tous,

En premier lieu, le POI partage la déclaration publiée par la France insoumise depuis

l’Assemblée nationale, qui marque bien la dualité de la reconnaissance d’un État Palestinien,

je cite « Sans sanction contre Israël, la reconnaissance de la Palestine sera posthume ».

En effet, si l’on ne peut que se féliciter que - certes bien tardivement – Macron et d’autres

dirigeants européens s’émeuvent de la situation dramatique du peuple palestinien, écrasé de

bombes depuis deux ans, mais précisons le, sans discontinuité depuis 80 ans, il nous faut

rétablir quelques faits pour selon nous donner la pleine vérité sur cette soudaine volonté de

reconnaissance de la Palestine.

D’abord, hier soir, à l’ONU, la séance était conjointement présidée par la France et l’Arabie

Saoudite. Ce pays est depuis longtemps un allié des USA, mais aujourd’hui, il prend une place

de plus en plus importante dans le rôle de pilier régional de l’ordre mondial, au compte de

l’équilibre économique capitaliste.

Et cet équilibre implique pour les capitalistes que les pays arabes reconnaissent enfin l’État

Israélien. Il s’agit donc, d’abord et avant tout, dans cette opération de reconnaissance d’un

État Palestinien, de finaliser la reconnaissance de l’État Israélien par l’ensemble des pays

arabes du moyen orient, avec à leur tête l’Arabie saoudite.

Voilà le marché : vous pays arabes, vous reconnaissez et donc pactisez avec Israël, en échange

on vous reconnait l’État de Palestine, bien entendu entièrement désarmé, détruit, et sous

contrôle armé du « voisin devenu ami », Israël.

Pour faire cesser la révolte du peuple palestinien, pour faire cesser sa revendication du droit

au retour sur ses terres, il faut « stabiliser » la situation avec les pays arabes, et l’Arabie

saoudite s’en est porté garante, hier soir, à l’ONU.

Car la vérité historique oblige à rappeler que le système mis en place par la constitution

artificielle de l’État d’Israël en 1948 a été fondé sur la spoliation et la violence exercées contre

le peuple palestinien exproprié, contraint à l’exil et devenus des « réfugiés » à vie. D’escalades

en escalades, l’État d’Israël, avec le soutien de tous les gouvernements derrière les USA, en est

arrivé à entreprendre une guerre de génocide, qui ne date pas du 7 octobre, utilisant les plus

horribles perfectionnements des moyens d’extermination. Et en procédant années après

années, à l’emprisonnement de milliers, de dizaines de milliers d’otages palestiniens.

Macron a annoncé la reconnaissance d’un État palestinien en l’assortissant d’un « plan de

paix », impliquant en premier lieu l’arrêt des opérations militaires de l’armée sioniste dans

Gaza. Sauf que, au moment même où Macron parlait, se déroulait et s’intensifiait l’invasion

militaire de cette armée sur Gaza, avec le soutien des USA qui maintient sa proposition de

mettre en place une « riviera du Moyen-Orient » en lieu et place de la bande de Gaza.

Bref, le peuple palestinien n’en a pas fini avec la terreur, seule la poursuite des mobilisations

mondiales pour la paix, l’arrêt des guerres et des destructions, peut l’aider à se diriger vers sa

libération, donc la reconquête de ses terres, et de ses maisons de 1948.

Pour rétablir la paix et la sécurité dans cette région du monde, la première des tâches est de

revenir sur la partition de la Palestine. Il n’y aura pas « d’État palestinien » en excluant les

deux tiers de ce peuple condamnés à n’être que des réfugiés. Le droit au retour des millions de

réfugiés palestiniens sur leurs terres et dans leur village est un droit imprescriptible.


Ce droit est incompatible avec le sionisme basé sur la terreur et la prétention au droit des

seuls juifs à vivre en Palestine. Le droit au retour des millions de réfugiés palestiniens exige

que soit mis fin aux découpages territoriaux, de Cisjordanie, de la bande de Gaza, de l’État

d’Israël, pour que se constitue une Palestine unifiée, libre, laïque et démocratique où seraient

reconnus les droits égaux des populations juives et arables.

Dimanche 5 octobre à Paris, des milliers de militants du monde entier viendront réaffirmer

cette exigence du droit du peuple palestinien à se sauver de la guerre sans fin, comme de tous

les peuples pour en finir avec la barbarie capitaliste. Plus de 70 militants varois y seront !

vendredi 29 août 2025

Communiqué pour la venue de Macron et Merz à Toulon

 

Vendredi 29 août 2025, MACRON et MERZ,

les deux plus grands fauteurs de guerre de guerre d’Europe, sont à Toulon

Rassemblement unitaire à 12h Place Monsenergue

Le POI s’associe pleinement à l’appel initié par le PCF et rejoint par d’autres organisations, dont La France Insoumise du Var, pour un rassemblement devant le siège de l’Amirauté (Siège de la direction militaire de la Force navale), où seront réunis les dirigeants français et Allemands pour discuter de la poursuite de « l’effort de guerre » et des conséquences que cela implique en matière de dispositions économiques et sociales, c’est-à-dire les budgets de restriction massive en matière de services publics.

Avec l’anglais STEIMER, MACRON et MERZ, ces trois dirigeants européens représentent la pointe avancée de la soumission à l’OTAN et à ses budgets de guerre, avec 2 % du PIB de tous les pays d’Europe consacrés à l’armement. Et Trump et l’OTAN demandent maintenant 5 % !

En Allemagne, M. Merz a autorisé le grand groupe industriel Rheinmetall à construire la plus grande usine d’armement d’Europe, pour produire 140 000 pièces d’artillerie en 2026, 350 000 en 2027. Et 1,1 millions d’obus par an, ainsi que des canons de 120 et 155 mmm pour les chars Leopard 2.

Voilà l’homme qui accompagnera Macron (et sans doute son ministre des armées Lecornu) sur la base militaire navale de Toulon, au lendemain du « sabordage » de son 1er ministre Bayrou, avec son annonce de saisir le parlement pour un vote de confiance.

L’ironie de l’histoire c’est que ce lieu de rencontre Macron/Merz est marqué par le sabordage de la flotte française, le 27 novembre 1942.

 Comme l’a déclaré Jérôme Legavre, député LFI et militant du POI à la tribune du congrès de DSA (Démocratic Socialist of América) à Chicago au mois d’août,

« Notre plus grand défi aujourd’hui et le plus dangereux, est que nos gouvernements préparent la guerre. Ils en ont besoin. Il faut des forces contre leurs guerres, contre nos gouvernements bellicistes ». Citant le révolutionnaire allemand Karl Liebnecht « l’ennemi est dans notre propre pays », il concluait son intervention ainsi :

« Pour y parvenir, nous nous sommes engagés avec de nombreux militants et dirigeants politiques du monde entier à préparer un meeting contre la guerre, contre le génocide, le premier à Paris le 5 octobre, et un autre un peu plus tard à Londres. Je vous y invite si vous le pouvez à venir à notre rencontre à Paris contre la guerre et contre le génocide ».

 Nous pouvons par exemple annoncer la venue à Paris le 5 octobre

- de Zarah Sultana, députée à la chambre des communes en Grande-Bretagne qui, avec Jeremy Corbyn, a décidé de créer un nouveau parti en rupture avec le Labour Party,

- de José Nivoi, responsable du syndicat des dockers du port de Gênes en Italie, qui a organisé le blocage des navires qui devaient fournir des armes à Israël.

Inscrivez-vous au meeting du 5 octobre à Paris, contre la guerre, contre les gouvernements fauteurs de guerre, sur www.contrelaguerre.fr

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