dimanche 3 septembre 2017

Incendies : une catastrophe qui aurait pu être évitée

Editorial d'Informations ouvrières n° 464
Franck Servel, membre du Bureau national

La semaine dernière, les incendies dans le sud-est de la France et la Corse ont frappé : plus de sept mille hectares de végétation ont brûlé. Les pompiers ont fait preuve d’un grand professionnalisme et d’un grand courage, mais n'ont pu empêcher le ravage des flammes.

Les traditionnelles félicitations ont vite fait place à une polémique qui a éclaté sur le manque de moyens pour combattre efficacement les incendies, notamment sur l'insuffisance d'avions bombardiers d'eau. Le Parisien (25 juillet) cite le Syndicat national du personnel navigant de l'aéronautique civile (SNPNAC) qui adresse un courrier au Directeur général de la Sécurité civile et tire la sonnette d'alarme : « Notre pays a subi de terribles incendies sur lesquels nous n'avons pas été capables de mettre en oeuvre la stratégie de lutte contre les feux de forêts dont vous êtes le garant (...). Cette incapacité est liée directement au manque d'avions bombardiers d'eau».

Quelle est la situation ? La Sécurité civile possède aujourd'hui théoriquement 23 avions pour lutter contre les incendies : 12 Canadair, 9 Tracker et 2 Dash. Mais le responsable du SNPNAC a dénoncé le manque d'appareils disponibles, des avions étant cloués au sol « soit par manque de pièces détachées, soit parce que la maintenance n'a pas été effectuée en temps et en heure ». Le ministre de l'Intérieur a tenté de calmer la polémique en annonçant la commande de six avions de type Dash-8, peine perdue ! Le site du journal Les Echos explique « En fait, l'annonce de Gérard Collomb n'en est pas vraiment une : les Dash-8 sont surtout destinés à remplacer les Tracker français, des appareils américains complètement au bout du rouleau (59 ans d'âge moyen !), qui servent avant tout à attaquer les feux naissants avec du retardant ».

Le préfet Jacques Witkowski a été obligé d'admettre que « c'est une flotte suremployée. Comme pour un véhicule qu'on utiliserait trop, forcément il y a des pannes ».

Les six cents délégués des comités de liaison et d'échanges rassemblés à Paris le 25 mars dernier affirmaient dans leur appel « La défense du caractère public de la SNCF, d'EDF, de La Poste, de l'Afpa et la formation professionnelle... c'est la défense du « choix » fait sous la pression de la classe ouvrière en 1936 et en 1945, pour soustraire au capital la construction d'entreprises nationalisées chargées de la satisfaction de besoins sociaux aussi fondamentaux que l'acheminement de l'électricité, du courrier et l'organisation d'un véritable système de transports publics. » La Sécurité civile, la protection de la population, et donc les moyens financiers pour le service public, c'est un choix de société face à l'austérité budgétaire de Macron et aux coupes contre l'ensemble de la fonction publique opérées par le ministre Darmanin.

Le 19 juillet, les fédérations CGT, FO et Solidaires de la fonction publique ont rappelé, dans un communiqué commun, leurs revendications et donnent rendez-vous à la rentrée « dans l'unité la plus large, pour mettre tout en œuvre pour faire échouer ces attaques sans précédent contre les fonctionnaires et la fonction publique. » Que ce soit pour la défense du Code du travail, contre les ordonnances Macron, ou pour préserver et renforcer les services publics, c'est bien cela qui est à l'ordre du jour.


mardi 11 juillet 2017

Rassemblement contre la casse du Code du travail le 12/7

Contre la casse du code du travail, contre les ordonnances,
la France Insoumise appelle dans toutes les villes à des rassemblements
le mercredi 12 juillet.

Le POI se joint à cet appel,

- dans la continuité de la mobilisation engagée en 2016 par les travailleurs et leurs organisations syndicales confédérées CGT et FO ainsi que FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, pour le retrait puis l’abrogation de la loi travail,
- dans la continuité de la mobilisation qui a rassemblé plus de 7 millions de voix sur le vote Mélenchon au 1er tour de la présidentielle.
- dans le cadre de la construction de la riposte d’ores et déjà en cours pour faire obstacle à la casse du code du travail.

Chaque jour qui passe confirme qu’Emmanuel Macron n’est rien d’autre qu’une vulgaire créature du capital financier international chargée, sans assise sociale, de livrer le pays au pillage de ses groupes : dans la continuité des gouvernements précédents, sont enclenchés la destruction du code du travail, de la sécurité sociale, des services publics, des organisations syndicales. D’ores et déjà, plus de 60 % de la population considère cette politique comme néfaste à leurs intérêts.

Pour le POI, de nouvelles relations politiques sont en train de se nouer au sein de la classe ouvrière et du mouvement ouvrier. Fidèles à la stratégie politique de construction d’un authentique parti ouvrier qui a présidé à la fondation du POI, nous nous sommes engagés de toutes nos forces dans la bataille pour soutenir et faire réussir tout ce qu’incarnait le vote Mélenchon.

C’est ainsi que, sans conditions, nous seront présents avec les militants LFI pour cette initiative nationale du 12 juillet qui a n’en pas douter s’inscrit dans la construction d’une riposte d’ampleur, sur le plan syndical et sur le plan politique, à la hauteur de la violence des coups que comptent porter Macron et ses sbires « de droite » et « de gauche » contre les acquis les plus fondamentaux tels que ceux conquis en 1936 et 1945. Une construction qui va nécessiter la plus large discussion, personne ne pouvant prétendre détenir la vérité.

L’appel à manifester mercredi 12 juillet s’inscrit dans cette construction de la riposte unitaire.

Aussi, le POI appelle à la suite de la France Insoumise du Var :

MERCREDI 12 JUILLET
A PARTIR DE 18 h
TOULON - Place de la Liberté - Face à l'Union Patronale du Var

Dans ce cadre, les militants du POI, avec d’autres militants de toute origine syndicale ou politique, sont engagés dans la construction des comités de défenses des conquêtes de 1396 et 1945, dont la prochaine réunion aura lieu mercredi 19 juillet, à 18h, au local GERSE de La Seyne sur mer.

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vendredi 2 juin 2017

Il faut les arrêter, unité pour les bloquer, RESISTANCE

Macron a nommé ses ministres, tous acquis à la casse du code du travail, de la sécurité sociale et du service public.

Il faut les arrêter,
unité pour les bloquer, RESISTANCE,

le comité POI de La Seyne sur Mer appelle à voter dès le premier tour des législatives (11 juin)
pour le candidat de La France Insoumise

Laurent RICHARD (suppléante Marion CANAVERA),
soutenu par Jean Luc MELENCHON

Sur la circonscription de La Seyne/Six-Fours/St Mandrier/Sanary/Bandol, les multiples candidats de droite se disputent la poursuite des politiques réactionnaires de Sarkozy, ceux de « gauche » revendiquent la continuité de Hollande.

Tous ont un point commun : ils ont appelé à voter Macron au 2e tour de la présidentielle au nom du « barrage à l’extrême droite », c’est-à-dire ceux qui ont ouvert la voie, par la mise en œuvre continue des politiques des soumissions aux diktats de l’union européenne et des grandes institutions bancaires nationales et internationales, politiques qui ont répandu la misère et l’exclusion.

Les Dockers du port de Brégaillon à La Seyne n’acceptent pas que TPM et le Préfet restent les bras croisés devant la menace de disparition du trafic de fret maritime,

Les fonctionnaires territoriaux des communes englobées dans la « Métropole » n’acceptent pas que se poursuivent les politiques de « regroupement » toujours synonymes de suppressions de postes, de restrictions budgétaires, de remise en cause de leurs acquis statutaires,

Les employés de DCNS n’acceptent pas que se poursuive les plans de privatisation et de mise en concurrence avec les grands groupes d’armement internationaux, au détriment du maintien d’un service public de défense nationale, qui conduit à un effondrement du nombre des ouvriers à statut.

Les enseignants n’acceptent pas que le gouvernement Hollande-Vallaud Belkacem ait, à quelques jours des présidentielles, publié un décret scélérat mettant à bas leurs droits collectifs, remettant ainsi en cause un enseignement républicain, égal en tout point du territoire national.

Macron veut poursuivre cette politique, et ceux qui ont dit « votez Macron », qui se disent candidats « à gauche » ou dans la majorité présidentielle » s’en font les complices.

Le journal Les Echos, grand quotidien de la finance, résume la situation ainsi (mardi 30 mai): « Certes, Emmanuel Macron ramasse pratiquement tous les lauriers disponibles à Paris, on n’y peut rien, l’amour ne se commande pas : les journaux fondent, les syndicats sont bienveillants, les politiques ne demandent qu’à sauter dans ses bras…, il n’y a plus guère que Jean-Luc Mélenchon, qui reste à l’écart ».

Tout à fait !

Depuis sa candidature à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, par sa volonté de « rester à l’écart », a conduit plus de 7 millions de travailleurs, de militants, de jeunes et des retraités, à se rassembler pour faire de ce vote un point d’appui pour poursuivre les mobilisations de 2016 contre la loi travail, pour son abrogation.

A La Seyne, Jean Luc Mélenchon a recueilli 7247 voix, c'est-à-dire près de 22% des suffrages exprimés. Il a recueilli 3108 voix à Six Fours, 1251 voix à Sanary, 707 voix à Bandol, 443 voix à Saint-Mandrier ….

Comme au plan national (16 millions), au 2nd tour de la Présidentielle, refusant le vote Macron, plus de 35% des électeurs de la 7ème circonscription se sont abstenus ou ont voté « blanc » ou « nul » (+12% par rapport au 1er tour) : 16240 électeurs à la Seyne (+ 4751), 10249 à Six Fours (+3428), 5630 à Sanary (+2037), 2983 à Bandol (+1104), 1690 à Saint – Mandrier (+524)

A ces milliers d’électeurs, travailleurs, militants, jeunes ou retraités et à d’autres qui veulent RESISTER :

Le comité POI de La Seyne les invite à s’organiser, les appelle à voter pour les candidats de la France insoumise et donc, sur la 7° circonscription du Var, pour le candidat

Laurent RICHARD (suppléante Marion CANAVERA),
soutenu par Jean-Luc MELENCHON

Le POI prépare avec d’autres militants, la constitution d’un Comité national de résistance pour la défense des conquêtes de 1936 et 1945, notamment la Sécurité Sociale et le Code du travail que Macron veut complètement détruire en généralisant l’inversion de la hiérarchie des normes par l’utilisation des ordonnances et du 49-3.
Vous pouvez participer à cette discussion en vous abonnant au journal Informations Ouvrières.
Mardi 6 juin, 18h, salle du GERSE à La Seyne s/mer,
8 rue Joseph Rousset

réunion du Comité de Liaison et d’Échanges.

lundi 22 mai 2017

Battre la réaction, voter pour la résistance

Pour sauver nos hôpitaux
Pour la défense de nos communes et leurs services publics
Pour empêcher la privation totale de DCNS

Battre la réaction
Voter pour la résistance

4 circonscriptions (1ère, 2e, 3e et 7e) regroupent les communes de l’agglomération toulonnaise que Macron et son premier ministre veulent conquérir : toutes sont détenues par « Les Républicains ».
Oui, il faut en finir avec l’hégémonie de cette droite rétrograde. L’élection des candidats LR ou « en marche », ce serait donner les moyens à Macron de poursuivre la politique de Hollande, en pire. D’autant que les postes clés du gouvernement sont déjà détenus par d’éminents représentants de la droite la plus réactionnaire.

Pour les travailleurs et leurs familles, pour les jeunes et les retraités, les annonces faites par le nouveau couple de l’exécutif sont claires : poursuivre, amplifier, opérer un basculement total dans l’œuvre destructrice déjà accomplie par Sarkozy puis Hollande : casse du Code du travail, fermeture des lits hospitaliers, désengagement de l’Etat dans les entreprises publiques, autonomie des lycées et collèges, coupes budgétaires dans les fonctions publiques (Etat et collectivités locales).

Sarkozy et Hollande sont tombés, leurs anciens premiers ministres Fillon et Valls également. Les puissantes grèves de 2016 contre la loi travail, symbole de toute cette politique de dérèglementation et de remise en cause des acquis ouvriers et républicains, ont eu raison de ces dirigeants politiques.

Macron a la prétention de prendre la relève.
Contre cette prétention, plus de 7 millions de travailleurs, de militants, ont voté pour le candidat Mélenchon, beaucoup d’entre eux ayant construit les grèves de 2016 contre la loi travail, mais aussi contre les lois de casse des hôpitaux, des services publics, de l’école publique.
Un vote fondé sur le refus du candidat « la France Insoumise » de continuer les « unions », fussent-elles « de gauche » dont l’objet était toujours d’abandonner les exigences portées par les grèves de 2016, telles que : abrogation de la loi travail, abrogation des lois Bachelot et Touraine.
Et au second tour de la Présidentielle, 16 millions se sont abstenus, ont voté blanc ou nul.

Par conséquent, pour la défense des acquis ouvriers, code du travail, services publics,
battre les candidats de la réaction, Macronistes, LR, PS,
qui ont gouverné en alternance ou en cohabitation depuis 30 ans,
est l’enjeu de ces élections législatives.

Les continuelles politiques d’austérité ont été appliquées à tous les niveaux, incluant celui de la région, conduisant Luc LEANDRI à voter en 2013 contre le budget régional PACA dirigé par le « socialiste » Vauzelle. Un vote contre justifié par ces mots : « qui gouverne, des élu-e-s représentants de la souveraineté populaire, ou les marchés, les financiers et les banquiers ? »

En 2001, c’est le gouvernement PS et PCF de Lionel Jospin et Jean-Claude Gayssot qui décide d’ouvrir le capital de DCN (aujourd’hui DCNS). Déjà, à l’époque, les mêmes arguments financiers : « Le dispositif proposé permet l'entrée de partenaires minoritaires dans le capital de DCN. Le choix a été fait de prévoir une ouverture à caractère général, ce qui doit garantir la réactivité de DCN aux évolutions nationales et européennes et aux projets d'alliance annoncés dans le domaine de la construction navale » (cf. article 78 de la loi de finances rectificative pour 2001).
Résultat : aujourd’hui, les emplois ont été divisés par deux, et plus de 80 % sont de droit privé. Et selon la presse économique, Macron possède dans « ses cartons » un projet d’ouverture du capital de DCNS dans le cadre d’une entreprise industrielle d’armement européenne.

Privatisation non seulement des entreprises publiques telles que DCNS, SNCF, mais aussi, avec la mise en place des métropoles, des services de l’Etat et des collectivités locales, livrés eux aussi à « l’inversion de la hiérarchie des normes », c’est à dire aux « négociations » ville par ville, service par service, entreprise par entreprise.

Lors de la réunion nationale des candidats France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon a affirmé « un énorme coup de tonnerre se prépare avec l’abrogation du Code du travail », y voyant « un projet de contre-réforme, de contre-révolution, une violence sociale terrible ». Il a raison.

Les comités POI de Toulon, La Garde et La Seyne se reconnaissent pleinement
dans cette aspiration de la population à défaire tous ceux
qui ont mené des politiques au profit du capital, contre leurs intérêts depuis 30 ans.
Le POI appelle à voter massivement et inconditionnellement
pour les seuls candidats à même de réaliser concrètement cette aspiration,
les candidats de la France Insoumise,
soutenus par Jean-Luc Mélenchon,
et notamment dans les 1ère, 2e, 3e et 7e circonscriptions
de l’aire toulonnaise :
Luc LEANDRI, Michel LAGRECA,
Danielle LAPIERRE, et Laurent RICHARD.

ROMPRE AVEC L’AUSTERITE PASSE, AUX ELECTIONS LEGISLATIVES, PAR ROMPRE AVEC TOUS LES CANDIDATS DES PARTIS QUI L’ONT CONSCIENCIEUSEMENT APPLIQUEE
TOUTES CES DERNIERES ANNEES.
AUCUNE VOIX POUR LES CANDIDATS
DE LA REACTION, DES BANQUES, DU MEDEF.

Le POI participe d’ores et déjà au rassemblement d’un très grand nombre de militants ouvriers sous la forme de Comités de Liaison et d’Echange pour la défense des conquêtes de 1936 et 1945. Ces Comités locaux préparent la constitution d’un Comité national de résistance pour la défense de ces conquêtes, notamment la Sécurité Sociale et le Code du travail que Macron veut complètement détruire en généralisant l’inversion de la hiérarchie des normes par l’utilisation des ordonnances et du 49-3. Vous pouvez participer et suivre cette discussion en vous abonnant au journal Informations Ouvrières.

Prochaine réunion du Comité de liaison et d’échanges du Var
mardi 6 juin à 18 h, à La Seyne, local GERSE, 8 rue Joseph Rousset. 

samedi 1 avril 2017

Rade de Toulon

Dockers, ouvriers de DCNS, agents de la DDTM :
tous « sur le pont » avec leurs organisations syndicales,
pour refuser la destruction
des emplois, des statuts, des missions

Industrie, réparation navale, services de l’État, sont historiquement situés sur le littoral de cette rade, « ce qui empêche le déploiement du tourisme de croisière » (dixit les responsables de l'agglomération de Toulon).

A La Seyne, après la disparition des chantiers navals, reste sur le port de Brégaillon le trafic Ro-ro d’un transporteur turc (camions en direction de toute l’Europe).
A Toulon, sont situés côte à côte : DCNS et l’Arsenal, et la DDTM.
Ces trois activités sont confrontées à des décisions qui signifient leur complète liquidation. En effet,

→ Les responsables du trafic maritime turc viennent d’annoncer que, faute de renforcement des infrastructures portuaires par la chambre de commerce, et notamment la réinstallation de la ligne ferroviaire reliant le port et la gare SNCF de La Seyne, ils seraient contraints « d’aller voir ailleurs », très certainement du côté de Marseille.
C’est dans ces mêmes conditions que la société Bouygues a annoncé en ce début d’année l’abandon de la production de matériaux pour le chantier pharaonique de l’extension de Monaco, considérant que la commune de La Seyne exigeait trop de garanties face aux contraintes (bruit) générées par ce projet (circulation de centaines de camions).
Retrait qui a occasionné l’abandon de plusieurs dizaines d’emplois projetés sur la carrière devant produire ces matériaux et sur le port de Brégaillon.

→ Le PDG de DCNS a décidé, face à la résistance des personnels et de leurs organisations syndicales, essentiellement la CGT, de renégocier la totalité des relations de travail, conduisant à encore plus de productivité (poursuite de la chute des effectifs, remise en cause de l'accord d'entreprise), ainsi qu’une réorientation de la production vers l’international et autres activités impliquant l’abandon progressif du « métier » historique du site de Toulon : la réparation navale militaire, vouée à « l’externalisation » massive.

→ la DDTM est l’un des services de l’État confronté à l’effondrement des effectifs et à la disparition de ses missions elles aussi « historiques » (assurées par les ex-DDE et DDAF), suite aux transferts successifs aux collectivités locales, aux Préfets, et au privé. 200 agents y sont encore présents, dans des bâtiments situés sur le port et revendiqués par l’agglomération toulonnaise et son président Hubert Falco qui veut faire de la rade de Toulon le « premier port méditerranéen de la croisière ».

Le point commun de toutes ces attaques, c’est la liquidation des « productions », qu’elles soient industrielles ou publiques, et les emplois qualifiés qui y sont liés, face aux exigences des banques et de ce ceux qui en détiennent les principaux avoirs, impliqués dans les marchés du tourisme (dont les « tour-opérateurs ») et de l’armement.
Les personnels dockers de la CGMV, les ouvriers à statut ou sous convention collective de DCNS, et les fonctionnaires de la DDTM ne l’acceptent pas, et ont multiplié les actions avec leurs organisations syndicales, principalement la CGT et FO.

• Une manifestation de 60 dockers avec leur syndicat CGT a décidé de s’adresser au maire de La Seyne, membre du PS, qui a accepté de les recevoir vendredi 17 mars, en présence de son adjoint, membre du PCF. Ces derniers leur ont affirmé « leur total soutien à la mobilisation et aux revendications », en précisant leur intention de déposer une motion lors de la prochaine assemblée de l’agglomération.
Fort bien, ont répondu les dockers, mais l’un d’eux, militant CGT, a déclaré « vous savez très bien que vous êtes minoritaire dans cette assemblée, alors pourquoi ne pas sortir de cette instance et nous rejoindre ? Votre place n’est-elle pas avec nous, devant la manifestation, en mobilisant tous vos militants, toute la population, et donc si nécessaire en bloquant avec nous la ville pour exiger le maintien de tous les emplois et la réfection du réseau ferré ? »

• Dans le même temps, les ouvriers de DCNS, avec leur syndicat CGT, poursuivent les actions, dont une pétition signée à ce jour par plus de 600 salariés, pour dire « RETRAIT du projet de réorganisation du temps de travail », ce qui a entraîné des pétitions équivalentes dans les autres sites de DCNS, avec plus de 4 000 signataires.

• Dans le même temps, les agents de la DDTM du Var, avec leurs organisations syndicales FO et CGT, considérant l’identité des attaques avec celles auxquelles sont confrontés les collègues hospitaliers, décidaient d’appeler à la grève et à la manifestation le 7 mars dernier en même temps qu’eux pour exiger le retrait du PPCR et le maintien de toutes les missions publiques, donc des effectifs.

Grèves, manifestations, qui, comme le disait le responsable CGT de DCNS lors d’un rassemblement le 21 mars, posent la question « de l’unité de tous ces combats, pour arrêter tous ces plans destructeurs, pour réaffirmer nos missions, nos savoir-faire, nos acquis statutaires ».

Dans cette situation, les discussions ne cessent d’avoir lieu, dans les réunions du POI, dans celle du comité local d’échanges (CLE), où l’un des présents, responsable du syndicat CGT de l’AIA de Cuers, renouvelait l’exigence que les fédérations appellent à une manifestation nationale de tous les salariés de la Défense.

Discussions qui ont conduit à la désignation de plusieurs camarades du Var à la conférence nationale des délégués des CLE, le 25 mars à Paris, dont trois camarades de DCNS et de la DDTM (un docker de La Seyne étant empêché pour raison familiale).


samedi 18 février 2017

Bureau national du 11 février 2017

Extrait du rapport de Dominique Canut paru dans Informations ouvrières

La ministre Touraine étrangle les hôpitaux (57 000 lits supprimés depuis 2003), puis ose demander aux personnels hospitaliers et aux médecins de se mobiliser contre la grippe !

Le 7 mars, les fédérations CGT, FO et SUD de la santé et de l’action sociale (rejointes par de nombreuses autres fédérations CGT et FO) appellent les personnels à la grève, et à une manifestation à Paris.

A quelques mois de la présidentielle, le sentiment dominant dans la classe ouvrière, c’est qu’il n’y a rien à attendre de ces élections.

Les partis de gouvernement qui ont mis en œuvre tous les plans de destruction exigés par le capital sont massivement rejetés. Mais pour qui voter alors ? Pour Macron ? Il est le candidat des Rothschild... la solution de rechange pour le capital, face à l’effondrement de Fillon. L’affaire Fillon, vous savez tous de quoi il retourne. C’est tout le régime qui est en crise. La presse patronale s’inquiète : de quels moyens disposera le vainqueur de la présidentielle pour mettre en oeuvre sa politique ?

Le jeu de l’alternance politique s’est brisé sur la loi El Khomri. La "gauche" politique n’a pas été capable d’interdire à la classe ouvrière de se rassembler derrière ses organisations de classe.

L’éditorialiste des Échos écrivait ceci : « Pour des centaines de millions de personnes, la seule question qui vaille est celle-ci : que deviendra mon emploi, demain (...) ? C'est le fonctionnement même du système capitaliste qui subit une crise de légitimité. »

Hamon aurait la solution avec le revenu universel !... Au final, pourquoi le patronat répondrait-il aux revendications salariales dès lors que les travailleurs disposeraient d’une ressource supplémentaire alimentée par les contribuables ?

A gauche, les voix se font de plus en plus pressantes, la solution viendrait du retour à l’union de la gauche, en plaçant Hamon comme l’unique candidat de la gauche. Jadot se dit prêt à une candidature commune, Mamère pousse à cela, ainsi que le journal L’Humanité.


samedi 19 novembre 2016

Un tour d'horizon de l'activité du POI dans le Var

Article paru dans Informations ouvrières n° 427

Le POI du Var s’organise essentiellement autour des comités locaux de La Seyne-sur-mer et de Toulon, c’est-à-dire sur l’agglomération de Toulon qui compte près de 450 000 personnes, à laquelle le gouvernement à octroyé le statut de « métropole » au sens de la loi NOTRe.

Ces comités sont amenés à organiser des réunions POI dans les secteurs professionnels, en lien avec les combats engagés dans ces secteurs par les adhérents, au titre de leurs engagements dans la lutte de classe directe. C’est dans ces réunions qu’est précisée notre intervention dans la foulée du bureau national, l’élaboration de l’intervention de chacun des militants POI dans l’aide à la lutte de classe et, pour cela, dans la constitution des comités de liaison et d'échanges par la vente et la lecture d’Informations ouvrières.

Quelques interventions en cours

L’annonce de la mise en place du statut de métropole a conduit les comités locaux à regarder dans le détail quels sont les adhérents POI qui vont être en situation d’aider les personnels concernés par ce dispositif qui met au centre une série de transferts et de mutualisations de missions publiques.

Ce qui a conduit à dégager que certes, en premier lieu, il y a les personnels des collectivités locales sur qui la pression a déjà commencé à s’opérer en cherchant par exemple à définir « qui va manger l’autre », donc à diviser les personnels entre eux. Mais les services de l’État et les hospitaliers sont également concernés, les ministères respectifs étant en train de mettre en place des réorganisations calquées sur les périmètres de la loi NOTRe.

Le bureau départemental du POI a appelé les comités locaux a engager un plan de vente d’Informations ouvrières à partir de tous les articles qui abordent ces questions de réorganisation des services et leurs conséquences sur les personnels, avec des interviews de militants en cours de finalisation : un hospitalier de Toulon, un agent territorial de La Seyne, un syndicaliste de l’État, qui sont tous les trois déjà organisés dans un comité de liaison et d'échanges. La place économique - et historique - de l’arsenal de Toulon fait l’objet de discussions et d’une intervention ininterrompue du POI. Aujourd’hui, avec la situation du site Alstom de Belfort et la vente du chantier naval STX de St-Nazaire, cela conduit les militants POI de DCNS (entreprise de réparation navale militaire à capitaux majoritairement publics) à de nombreuses discussions tant sur le plan syndical que politique.

Un plan de diffusion du journal

Il a été discuté là aussi d’un plan de vente particulier du journal avec les nombreux articles consacrés à cette question du devenir des sites industriels dont l’État détient une part actionnariale déterminante. La discussion, largement engagée dans le POI, est pleinement prise en charge par le comité de liaison et d'échanges qui a été constitué avec des syndicalistes de l’entreprise, mais également des salariés d'entreprises sous-traitantes. Un des participants à ce comité, un ancien adhérent qui s'était éloigné du POI, vient de reprendre sa carte après avoir discuté à partir de la lettre aux adhérents adoptée par le bureau national du POI, et après les échanges avec d'autres militants dans le comité.

Une discussion qui a (re)fait surgir le mot d’ordre de « renationalisation ». Mais les processus de privatisation sont à ce jour très engagés avec d’une part des ouvriers à statut d’État réduits à 20 % de l’effectif, et un plan « à l’international » du PDG qui vise à multiplier les ventes d’armes de plus en plus sophistiquées en lien avec la situation de guerre généralisée sur le plan planétaire.

Dans ces conditions, le mot d’ordre de « renationalisation » ne doit-il pas être accompagné de celui de l'exigence du maintien de tous les emplois ? La défense pied à pied des emplois, des missions publiques et des statuts et conventions collectives doit être au centre de la discussion et de l'élaboration.

On en discute, et on prépare des interviews pour Informations ouvrières avec des militants ouvriers s'engageant réellement dans ce combat.