13 septembre 2018 : Edouard Philippe est venu
à Toulon visiter un chantier de « rénovation urbaine ».
Puis il a rencontré le maire de Toulon et président de
l’agglomération, Hubert Falco, qui l’a interpellé sur la
situation « d’insécurité » dans certains
quartiers « sensibles », deux jeunes ayant été
tués à La Seyne quelques jours avant cette visite (qui s’ajoutent
aux six autres assassinats depuis le début de l’année dans
l'agglomération).
Cette actualité
concentre la réalité de la situation politique dans le pays. D’une part un
« nouveau quartier » en centre-ville de Toulon
regroupant un « incubateur-pépinière d’entreprises
numériques » et des « activités d’enseignement
supérieur et d’entreprises ». Bref, un quartier dévolu
au privé avec des « écoles » dédiées à des jeunes
fortunés, où des millions sont déversés dans le cadre d’un
« partenariat public-privé ». Et d’autre part,
une « insécurité » (un euphémisme avec un mort
par mois), que vivent des milliers de familles, de jeunes et de
retraités, celles et ceux qui, comme dirait Macron, perçoivent
« un pognon de dingue » en aides sociales
diverses.
Questionné par Var
matin avant de quitter Toulon, le Premier ministre répond, concernant les assassinats,
dont celui d'un jeune de quatorze ans : « j’ai entendu, je repars
avec le dossier, le maire de La Seyne va être reçu » ; sur l’abandon que
ressent la population : « je ne suis pas venu pour
parler de ça » ; sur les élections
européennes : « le choix se fera entre ceux qui
veulent garantir la paix et sa prospérité, sa puissance, et ceux
qui veulent la déconstruire ».
MEPRIS TOTAL
Droit dans ses bottes...
Quoique, à la dernière question « Et la baisse des
sondages ? », il répond « Si vous saviez… ».
Une interview qui démontre d’une part le mépris le plus total vis
à vis des populations confrontées au déferlement de la barbarie
capitaliste, qui livre la jeunesse aux bandes maffieuses. Et d’autre
part un gouvernement qui tente d’échapper au rejet qui le submerge
en se disposant pour une campagne européenne dressée pour chercher
à maintenir son cadre destructeur.
Pour le POI, le combat
que mènent la classe ouvrière et la jeunesse avec leurs
organisations pour s’assurer le droit de vivre, s’affirme dans
les grèves qui se poursuivent. Elles visent à désigner nettement
leurs revendications, leurs droits acquis tels que les statuts et
conventions collectives, leurs régimes particuliers de retraite,
revendications qui s’opposent frontalement au capitalisme en
décomposition. Cela implique de construire une force politique
capable de définir qu’est ce qui permet de gagner ou, à
l’inverse, de maintenir ces Macron, Philippe, et leurs banquiers,
dans la capacité de poursuivre leur destruction.
BERGER A LA RESCOUSSE
Ainsi, quelques jours
avant cette visite, le 8 septembre, une autre interview était
publiée dans le journal La Provence. Laurent Berger, au nom
de la CFDT, à la question « dans quelle société nous
voulons vivre ? » répond : « il est possible
de créer un modèle social avec des droits attachés à la personne
et pas à un statut ». On ne peut être plus clair dans
l’accompagnement, et même la prise en charge directe de la
destruction des statuts, conquête majeure des grèves de 1936 et
1945.
COMITE D'ORGANISATION POUR LE 10 NOVEMBRE
C’est pourquoi les
militants du POI du Var sont engagés dans la préparation du
rassemblement du Comité national de Résistance et Reconquête qui
va se tenir le 10 novembre prochain à Paris.
Le comité local, qui
vient de se réunir à La Seyne, avec une vingtaine de militants POI,
LFI, et des syndicalistes, a décidé de se constituer en comité
d’organisation pour le 10 novembre. Vingt-deux places de train ont été
réservées, neuf premiers inscrits sont enregistrés et 25 % de la
campagne financière est réalisée. Un repas fraternel est en
préparation pour collecter les fonds nécessaires à cette « montée
sur Paris ».
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