vendredi 20 décembre 2019

Campagne pour la libération de Louisa Hanoune


Rassemblement à Toulon pour la libération de Louisa Hanoune et de tous les prisonniers politiques en Algérie




Samedi 7 décembre, une cinquantaine de militants se sont rassemblés à Toulon sur le marché du Cours Lafayette pour la libération de Louisa Hanoune et de tous les emprisonnés politiques et d’opinion. Une dizaine de partis politiques et d’organisations des droits de l’homme avaient appelé à participer à ce second rassemblement : PCF, POI, PG, Comité Révolutionnaire Insoumis Toulonnais, CICR, LDH, Mouvement de la Paix, Varois pour la Paix et la Justice en Méditerranée, UD CGT du Var. Alain Serre du Comité International Contre la Répression a pris la parole, faisant le lien entre la révolution en cours en Algérie, la répression et l’emprisonnement de Louisa Hanoune. Dans le même temps, un tract était distribué à la population. Les organisations ont proposé unanimement de poursuivre la mobilisation sous des formes appropriées, car le 12 décembre le pouvoir corrompu organise des élections présidentielles dont le peuple algérien ne veut pas !
« On ne lâche rien », c’est sur ces mots que le rassemblement s’est conclu…

dimanche 1 décembre 2019

Rassemblement samedi 7 décembre à 11 h 30 à Toulon pour la libération de Louisa Hanoune


Chers amis et camarades,

Comme convenu, nous nous sommes réunis au siège du PCF pour envisager les suites à donner à la tenue du rassemblement au parvis des Droits de l’Homme à Toulon le 8 octobre « pour la libération de Louisa Hanoune, de tous les prisonniers politiques et d’opinion ».

Louisa Hanoune est maintenant emprisonnée depuis le 9 mai par le tribunal militaire de Blida, elle a été récemment condamnée à 15 ans de prison et devrait passer en appel avant la fin novembre. Dans plus de 100 pays, des organisations progressistes, des personnalités politiques, syndicales ont signé un appel pour sa libération. Le Comité national d’Algérie pour la libération de Louisa Hanoune indique : « Car selon le code de procédure, le procès en appel de Louisa Hanoune doit intervenir au plus tard deux mois après sa condamnation en première instance… Dans le but de semer l’amalgame et justifier aux yeux de l’opinion publique l’arrestation puis la condamnation de la dirigeante politique d’un parti de l’opposition qu’elle est, Mme Louisa Hanoune a été accusée et condamnée pour les mêmes chefs d’inculpation, complot contre l’Etat, que des dignitaires du régime, les généraux Mohamed Mediene et Athmane Tartag ainsi que Said Bouteflika, Conseiller du président déchu… Sa condamnation est une criminalisation de l’action politique, droit fondamental arraché de hautes luttes par le peuple algérien et inscrit dans la constitution.». Ce Comité national pour la libération de Louisa Hanoune, qui est présidé par la Moudjahida Zohra Drif Bitat et soutenu par des partis politiques, syndicats, organisations de droits de l’homme, personnalités nationales... appelle à l’acquittement de la Secrétaire générale du Parti des travailleurs, à sa libération immédiate et inconditionnelle et à la libération du Moudjahid Lakhdar Bouregaa, de Karim Tabbou coordinateur de l’Union démocratique sociale et de tous les détenus d’opinion.
Le pacte de l’alternative démocratique d’Algérie qui rassemble 7 partis politiques, ainsi que la ligue des droits de l’homme vient de réaffirmer le refus de la tenue de l’élection présidentielle du 12 décembre et la nécessité d’un processus constituant.

Toutes les semaines depuis près de dix mois, par millions de manifestants, d’étudiants se mobilisent dans un processus révolutionnaire, pour « dégager » le système, chasser la bande d’oligarques voleurs et corrompus qui s’apprêtaient à brader les richesses nationales (les hydrocarbures) aux monopoles impérialistes et soumettre l’économie algérienne au dictat du FMI.

Le peuple veut se réapproprier le pouvoir qui lui a été confisqué en 1962, alors que l’insurrection révolutionnaire victorieuse du peuple venait de chasser la puissance coloniale française.

Tous les vendredis le peuple scande « système dehors » et les arrestations se multiplient, dès lors qu’un militant met en cause le « système » il est arrêté, puis emprisonné. La répression policière s’accroit.

Aujourd’hui, les peuples veulent se réapproprier la conduite de leurs affaires. Ils veulent reconquérir leur souveraineté !
Nous vous demandons de faire connaître largement cet appel pour réussir cette initiative.
Bien fraternellement

Samedi 7 décembre 2019

à partir de 11 H 30 RASSEMBLEMENT sur le COURS LAFAYETTE
à TOULON
(au croisement ex-Castel Chabre)

o Distribution de tracts à la population
o Signatures de pétitions pour exiger la libération des emprisonnés-es politiques

Prise de parole à 12 h d’Alain SERRE
du Comité International Contre la Répression (CICR)

Signataires de cet appel : PCF, CICR, LDH, POI, Parti de Gauche, Comité Révolutionnaire Insoumis Toulonnais, Mouvement de la Paix, Varois pour la Paix et la Justice en Méditerranée, UD CGT du Var







dimanche 20 octobre 2019

Rassemblement pour la libération de Louisa Hanoune


Le 30 septembre à Toulon, une réunion à l’initiative de militants (PCF, POI, LFI et CICR), décidait de publier un communiqué commun appelant à un rassemblement pour la libération de Louisa Hanoune et de tous les emprisonnés politiques et d’opinion en Algérie.

Le 8 octobre dernier se tenait ce rassemblement, sur le parvis des droits de l’homme de Toulon. Une cinquantaine de militants varois étaient réunis, en présence de représentants de 9 organisations (PCF, POI, LFI, CGT, LDH, Libre Pensée, CICR, Varois pour la paix et la justice en méditerranée, Mouvement de la Paix). Après lecture du communiqué commun, chaque organisation a pu s’exprimer en fonction de la sensibilité de chacune d’elle.

Mais tous sont d’accord pour dire que Louisa Hanoune, par toute son action politique, constitue un symbole de la lutte du peuple algérien. Elle est jetée en prison parce qu’elle constitue un danger pour le pouvoir, parce qu’elle incarne le mouvement révolutionnaire depuis le 22 février qui uni des centaines de milliers d’algériens tous les vendredis.

Ce rassemblement s’est conclu par un appel à poursuivre la mobilisation et à amplifier la campagne de signatures de la pétition pour la libération de Louisa Hanoune et de tous les prisonniers politiques et d’opinion. Tous les présents ont considéré que cette manifestation unitaire large constituait une avancée et un point d'appui important pour élever à une autre échelle dans le Var la mobilisation pour la libération de Louisa Hanoune.




dimanche 13 octobre 2019

Le discours et la méthode


"Point de vue" de Franck Servel, membre du bureau national,
paru dans Informations ouvrières n° 573

En 2017, lors d'un déplacement en Grèce, Macron affichait sa détermination face aux critiques soulevées par ses réformes, comme celle du Code du travail, en déclarant avec la morgue qui le caractérise "Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Ce mépris a largement contribué à l'irruption des gilets jaunes, dans une situation sociale où les travailleurs, de plus en plus nombreux, n'en peuvent plus et n'acceptent plus des nouveaux sacrifices.

La multiplication des mobilisations où les personnels cherchent à contrôler leur mouvement, avec la grève des urgences, aux finances publiques, dans l'enseignement, au moment du bac... tout ce bouillonnement dans le pays inquiète l'exécutif qui a décidé de changer de discours et de méthode pour aller jusqu'au bout de ses contre-réformes. Macron indiquait cet été aux journalistes de l'AFP : « Il ne faut pas réduire l'ambition de transformation dont le pays a besoin mais, dans la méthode, il nous faut réussir à inclure davantage les Françaises et les Français ».

Cette « méthode » n'est d'ailleurs pas si nouvelle que cela puisqu'il s'agit au final de chercher à intégrer les organisations syndicales aux « réformes », en multipliant les concertations, grands débats... pour « inclure davantage les Françaises et les Français » à la destruction des conquêtes collectives qu'ils veulent maintenir. Cette volonté farouche de ne pas lâcher est illustrée par l'appel lancé par plusieurs organisations syndicales de la RATP à une grève illimitée à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites, pour le maintien des garanties statutaires des salariés et de leur régime spécial.

La Ministre Buzyn est tout de suite intervenue pour affirmer qu'"il n'y a pas lieu de bloquer la France". Mais elle a surtout ajouté "Pourquoi être en grève le 5 décembre alors que nous commençons une discussion sur la transition qui va mettre 20 ans. Je trouve ça un peu abusé alors que les négociations ne font que commencer".

La voilà, la nouvelle méthode du gouvernement : donner l'illusion que tout est ouvert, qu'il y a des choses à négocier... Face à cela, les salariés de la RATP ont bien compris que seul le rapport de force permettra de faire reculer le gouvernement. Et après le « coup de semonce » porté par la première grève massive du 13 septembre, le responsable du premier syndicat de la régie, l'UNSA-RATP, prévient : « pour obtenir des résultats, il faut vraiment partir dans un conflit plus dur, poser le sac une fois pour toutes. On voit bien que les grèves saute-mouton de 24 heures, ça ne marche pas ».

Et pour aider les travailleurs à submerger les obstacles qui empêchent – pour le moment – l'unité et la généralisation de la grève à tout le pays avec des revendications claires, pour le retrait des contre-réformes du gouvernement, nous vous invitons à participer aux réunions des Comités de Résistance et de Reconquête.


samedi 5 octobre 2019

Rassemblement à Toulon mardi 8 octobre à 18 h


Algérie : libération immédiate de Louisa Hanoune
et de tous les prisonniers politiques et d’opinion !

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), vient d'être condamnée à 15 ans de réclusion à l'occasion d'une parodie de justice par un tribunal militaire.

Elle incarne, avec plusieurs autres militants politiques et associatifs actuellement incarcérés, dont des militants historiques de la révolution algérienne, l'opposition au régime algérien.
Plusieurs dizaines de militants sont actuellement emprisonnés et en instance de jugement.

Cette décision du tribunal militaire de Blida constitue une nouvelle intimidation du pouvoir et du chef d'état-major Gaïd Salah afin de tenter de faire taire l'opposition et les millions de voix libres qui manifestent depuis le 22 février pour une Algérie libre et démocratique, contre la perspective d'élections truquées le 12 décembre visant à pérenniser le système.

Le 30 septembre, une réunion avec le PCF, le POI, un comité LFI, et un représentant du CICR (comité international contre la répression) ont proposé d’organiser une manifestation varoise,

le mardi 8 octobre, à 18 h, place du parvis des droits de l’homme à Toulon,
pour exiger la libération immédiate de Louisa Hanoune
et de tous les prisonniers politiques et d’opinion.


samedi 10 août 2019

Communiqué suite à la mort du maire de Signes


Communiqué du Comité du Var du POI 

« Désagrégation chez certains du sens de l’Etat et de la nation »
Mais qui désagrège ? 

Le Maire de Signes a donc surpris deux « inciviques » réalisant un « dépôt sauvage » sur un chemin communal. Qui a autorité pour faire respecter les textes en la matière ? 

Le premier texte qui aborde de manière explicite ces décharges, est la loi du 15 juillet 1975. Est stipulé que c’est « l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie » créée à ce moment sous maîtrise Etat, qui a en charge le suivi, la gestion, et la police de ces décharges. Texte qui a été vidé de son contenu, car, comme le dit une brochure de la DREAL (1), il « a connu une constante évolution sous la poussée conjointe des textes européens et de la demande sociétale ». Avec comme conséquence « le rôle des collectivités locales qui s’est trouvé réaffirmé tant au niveau de la gestion que de la police administrative ». 

Une vague incessante de transfert des missions de l’Etat 
vers les collectivités locales 

Comme toutes les missions publiques, celle-ci a subit la vague de transfert de l’État vers les collectivités locales… et comme pour l’État, ces collectivités se retrouvent sous le coup des mesures d’austérité. 

Ainsi, s’agissant de la « police de l’environnement », terme générique relatif à toute forme d’occupation et de gestion du sol, les agents des ex-DDE et DDAF (2), par leur présence sur le terrain, au contact proche et régulier des communes et de leurs agents communaux, étaient en mesure de connaître parfaitement toute activité qui pouvait survenir, et d’intervenir. 

Aujourd’hui encore, des agents des DREAL et des DDT (3) sont assermentés pour être en mesure d’intervenir sur ces occupations « inciviques » des espaces. 

Mais leur nombre actuel (tois ou quatre par département), rend toute intervention totalement illusoire, obligeant les maires « à faire justice par eux-mêmes ». 

La République, « un combat » ? 

Lors de la cérémonie organisée le vendredi 9 août à Signes, après une gigantesque couverture médiatique, les plus hautes autorités de l’exécutif étaient présentes, y compris le président de la République puisque c’est son message qui a été lu par la ministre des territoires Jacqueline Gourault. 

Message clair : « Ce 5 août, alors que les Français sont en vacances, le maire de Signes était dans sa ville, il défendait sa commune, il a pris le parti de s’interposer pour faire respecter la règle, le droit. La République tient debout grâce à des hommes et des femmes qui font actes de courage, et de désintéressement. C’est la République qui est orpheline aujourd’hui. La République n’est pas donnée, elle est un combat permanent. Elle tient debout grâce à des femmes et des hommes qui comme Jean-Mathieu Michel, la défendent et la servent avec courage. Je veillerai personnellement à ce que face aux incivilités et à la dégradation chez certains du sens de l’État et de la nation, la réponse soit toujours ferme, exemplaire et sans complaisance. Nous le devons à M. Michel et à tous les élus de France »

Pourquoi la République devrait-elle être « un combat » ? Pourquoi faudrait-il être « courageux » ? Contre qui ? La réponse est donnée : l’incivilité. Le Larousse écrit « Incivilité : non civique, se dit d’un citoyen sans dévouement envers la collectivité, l’Etat »

N’y aurait-il pas un lien direct entre cet « incivisme » et l’effondrement de ce qui constitue cette "collectivité", cet "Etat" ? Qui « désagrège », démantèle le tissu constitutif du "collectif, de l’Etat" ? Qui déchire le réseau du service public, cette présence territoriale, laissant ainsi ouvertes toutes les portes au « chacun pour soi » ? Tout est payant, avec des tarifs sans cesse plus élevés, y compris celui du stockage des déchets et de leurs traitements. 

Ironie de l’histoire, la veille de cette cérémonie était publié au Journal officiel la loi portant "transformation de la fonction publique" qui constitue une destruction sans précédent du statut des agents de la fonction publique. 

« Je veillerai personnellement à ce que la réponse soit toujours ferme » 

En toute logique, devant une situation de destruction des éléments constitutifs de la République, c’est-à-dire de ses services publics, Madame la ministre des territoires dit, sous la dictée de son président Macron, que la République « est un combat », qui « ne tient » que par des « actes de courage ». Elle assène aux centaines de maires rassemblés ce vendredi 9 août à Signes : « Faites comme le maire de Signes, soyez courageux, allez affronter les inciviques… car ce n’est pas les agents des services publics qui pourront le faire à votre place »

Et Macron conclut son message par une nouvelle charge répressive, menaçant tout individu "incivique", dans la plus parfaite continuité de celles qui ont tué Steve. 

Ce 9 août, malgré la sincère peine face à ce décès brutal d’un maire connu et respecté, personne n’était dupe. Plusieurs élus affirmant « les discours officiels vont bien entendu glorifier le maire de Signes, mais pas un mot sur l’absence des services publics qui fait qu’il s’est trouvé seul à faire respecter la loi ». Et du côté des nombreux journalistes, l’une confiait que « cette incroyable couverture médiatique est sans commune mesure avec les faits, certes dramatiques, mais il faut tout ce bruit pour ne pas parler du reste qui fâche ! »

Toulon, le 9 août 2019 

1  DREAL : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement. 
2  DDAF : Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt
3  DDT : Direction Départementale des Territoires

vendredi 28 juin 2019

Abonnements d'été à Informations ouvrières


Le Comité du Var du POI vient de tenir une assemblée ouverte avec pour objectif le lancement de la campagne des abonnements d'été au journal. Cette réunion se tenait au lendemain des élections européennes. Face à la campagne d'intoxication médiatique, quel autre journal qu'Informations ouvrières a titré sur le rejet de ces élections, de ces institutions, de ce gouvernement. Avec un chiffre : 11 % des inscrits ont voté pour Macron !

Comme le disait un militant lors de notre réunion : « Notre journal donne les faits. Il faut répondre à la désinformation. Ce chiffre de 11 %, il n'est dans aucun média. Le « grand vainqueur » des élections, le Rassemblement national, il est à moins de 12 % du corps électoral. Et après, le journal explique ce qui entrave la mobilisation des salariés avec leurs organisations syndicales : est-ce avec des journées d'actions qu'on va obtenir le retrait de la loi Dussopt qui démantèle la fonction publique ? Par contre, quand une page entière, avec des interviews, montre la force qui se regroupe dans les urgences, qui cherche à contrôler son mouvement, avec des assemblées générales et un comité de grève national, est-ce qu'on n'aide pas les militants, dans tous les secteurs, à ouvrir une véritable issue sur le terrain de la lutte de classe ? »

N'est-ce pas pour trouver ces informations et ces arguments qu'ils se sont abonnés, ces militants qui participent aux réunions des comités de résistance et reconquête, qu'ils soient syndicalistes, militants LFI, PCF ou gilets jaunes ? Il s’agit donc, avec cette campagne des abonnements d'été, de poursuivre ce travail de discussion, d’interviews dans Informations ouvrières pour accroître encore le nombre de lecteurs du journal. Cela nécessite une force organisée, et l'implication de nombreux adhérents pour pouvoir dépasser le nombre d'abonnés de l'année dernière. Tous en campagne ! N'est-ce pas en multipliant la diffusion du journal qu'on permettra d'augmenter les prises de position pour la libération de Louisa Hanoune ? Informations ouvrières n'est-il pas un outil pour tous les militants syndicalistes qui cherchent à préserver l'indépendance de leurs organisations, comme dans ce congrès syndical varois qui adopte une motion avec des revendications claires, et qui, situant le contexte, explique que la « majorité présidentielle n'a au final, recueilli que 11 % des inscrits en soutien à ses projets. »