Place de l'Opéra : les représentants du POI, de LFI, de la LDH, de la LP
Meurtre de Nahel, révoltes urbaines, répression sociale :
les responsables sont au gouvernement !
Emmanuel Macron avait annoncé « cent jours d'apaisement ». Il est et restera le président du chaos. En six années de présidence, dans la continuité de ses prédécesseurs, il n'a eu de cesse d'accentuer les inégalités économiques et sociales qui fracturent le pays. Cela ne suffisant pas, dans une période où le capital engrange des profits records, tandis que l'inflation explose, le gouvernement vole deux ans de vie aux travailleurs avec sa « réforme » des retraites, instaure le « travail gratuit » avec la « réforme » du RSA. Là est la première des violences.
Et pour mener cette politique illégitime, rejetée par la majorité des français pour le compte d'une minorité, le gouvernement met en œuvre la répression d'Etat : c'est l'instrumentalisation des forces de l'ordre, dressées contre les revendications légitimes des travailleurs, même lorsque des millions de salariés font grève et manifestent pacifiquement. C'est l'utilisation de tous les artifices constitutionnels de la Ve République en lieu et place de la volonté populaire.
Comment ne pas faire le lien entre cette politique d'aggravation des inégalités et de mépris social, conjuguée à la violence d'Etat provoquant la mort de Nahel, jeune de 17 ans, abattu sans procès, déclenchant la révolte d'une partie de la jeunesse de nos villes ? Cette politique, Emmanuel Macron et son gouvernement en portent l'entière responsabilité. Et il ne saurait y avoir de retour à la « normale » tant que la « normalité » sera insupportable.
Comment accepter l'interdiction par le Préfet du Var d'un rassemblement pacifique, déclaré, devant la mairie de Toulon, vendredi 30 juin ? Comment accepter l'arrestation de deux membres du Comité Vérité et justice pour Adama à l'issue d'une manifestation qui s'est déroulée calmement le 8 juillet ?
La situation nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses immédiates :
− abrogation de la loi de 2017 sur l'assouplissement des règles en matière d'usage des armes à feu par les forces de l'ordre,
− une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d'intervention et de son armement,
− le remplacement de l'IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir exécutif,
− la création d'un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l'autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police.
Rien ne peut cependant se faire sans lutter contre les inégalités sociales, sans renforcer les services publics. C'est à ces chantiers que le gouvernement devrait s'attaquer au lieu de mener des politiques régressives et répressives.
Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités et organisations politiques sont mobilisés pour le maintien des libertés publiques et individuelles. Nous appelons à une manifestation comme dans tout le pays
SAMEDI 15 juillet à 10 h
à Toulon, place de l’Opéra
(place Victor Hugo)
Associations : Cercle Chevalier de la Barre (Libre Pensée), Ligue des droits de l’Homme (LDH Toulon-La Seyne), ATTAC 83
Organisations politiques : La France Insoumise (LFI), Parti Ouvrier Indépendant (POI), EELV
Pour vous inscrire pour le co-voiturage au départ de Toulon à 17 h :
écrire à parti.ouvrier.independant.83@gmail.com
Dimanche 26 mars, nous étions 26 varois (militants POI, LFI, syndicalistes, jeunes) parmi les militants qui sont venus de toute la France pour participer à l'assemblée du POI à Paris. Nous étions plus de 1 500 présents à l'Espace Charenton, pendant que d'autres regardaient la réunion en visio, ayant été bloqués par la grève des transports.
Nous vous proposons de nous retrouver mercredi 5 avril à La Seyne avec d'autres militants : nous regarderons de courts extraits de cette réunion du 26 mars, avant de débattre des questions abordées à Paris : mobilisation pour le retrait de la réforme des retraites, combat contre la guerre, le problème des institutions de la Ve République, le référendum d'initiative partagée, le POI et LFI...
Vous pouvez déjà regarder l'intégralité de la réunion du 26 mars ou sélectionner des chapitres et interventions avec le lien suivant :
https://www.youtube.com/live/uFChT5oHN0A?feature=share
Liste des intervenants :
00:00 Introduction par Adrien Duquénoy, Trésorier du Parti Ouvrier Indépendant
14:11 Introduction par Pierre Compain, Militant du POI
23:12 Halte à la guerre : Ophélie Sauger, Militante du POI, député suppléante LFI-Nupes
34:45 Sevim Dagdelen, députée au Bundestag en Allemagne
42:53 Yan Legoff, rédacteur en chef d'Informations Ouvrières
57:10 José Nivoi, syndicaliste portuaire Italien
1:00:36 François Livartowski, syndicaliste
1:12:40 Youssef Ben-Said, Jeunes du POI
1:18:54 Jordi Salvador Duch, gauche républicaine de Catalogne, Député au Cortès
1:23:08 Melinda Sauger, militante POI, membre du Conseil Politique de la LFI
1:36:23 Pierre-Olivier Poyard, Secrétaire national du mouvement pour la paix
1:41:38 Litsa Frydas pour le NAR (Grèce)
1:48:00 Jérôme Legavre, Député LFI-Nupes, Militant du POI
2:17:46 Jean-Luc Mélenchon
Rendez-vous donc ce mercredi 5 avril à 17 h 30 à La Seyne,
Local GERSE, 8 rue Joseph Rousset
Nous partagerons le pot de l'amitié à l'issue de la réunion : merci d'emmener à grignoter ou à boire et de préciser par retour de mail si vous serez présent ou pas pour nous aider pour l'organisation.
Ce vendredi 11 novembre, c’est finalement à Toulon que le navire « Ocean Viking » est autorisé à accoster pour débarquer les 234 « migrants » recueillis à son bord. Ce ne sont pas des « migrants », ce sont des femmes, hommes et enfants chassés de leur pays, la Libye, en proie à des bandes maffieuses et guerrières, résultat du champ de ruine laissé par l’intervention militaire sous l’égide de la France et de son président de l’époque, M . Sarkozy.
La France et son gouvernement se décident finalement à « accueillir » le navire après plus de 15 jours de dispute avec le gouvernement Italien, pour décider qui doit prendre « sa part » de « migrants ». Une querelle sur le dos de la misère des peuples qui à ce jour se traduit par une « revanche » de Macron contre Méloni en « refusant donc de prendre en charge les 3500 réfugiés » actuellement en Italie comme prévu par les « accords européens en matière de gestion de ces flux migratoires ».
En aucune manière l’accord donné pour ouvrir le port de Toulon constituerait de près ou de loin à un acte « humanitaire » de la part du gouvernement français, mais la conséquence d’un bras de fer entre pays européens pour tenter de refuser la prise en compte des conséquences de la barbarie dont ils sont à l’origine.
D’ailleurs, dès l’annonce de cet accueil à Toulon, Darmanin a tenu à souligner que
- d’une part seuls 1/3 des passagers seraient pris en charge sur le sol français, les autres 2/3 devant être « relocalisés » sur d’autres pays européens,
- d’autre part, dès leur arrivée à terre (en terrain militaire) « Ceux qui ne répondront pas aux critères de demandeurs d'asile seront reconduits directement ».
L’Union européenne montre là ce qu’elle est réellement : un cadre de libre circulation pour les capitaux et les marchandises, et aujourd’hui pleinement pour des armes pour la guerre, mais pas pour les êtres humains. Et au premier rang de cette politique barbare, M. Macron qui, le 9 décembre dernier, au moment de prendre la présidence de l’UE a déclaré « relever le défi migratoire », en « défendant les frontières », donc en plaçant la lutte contre les migrants en tête de son mandat européen.
Comme nous l’écrivions dans Informations ouvrières n° 685 du 16 décembre 2021 « Les oiseaux migrent, ils volent du nord au sud puis part du sud vers le nord. Les oiseaux sont libres. Les 300 millions qui, à l’échelle internationale, ont dû quitter leur pays ne sont pas libres et ne migrent pas ! Ils fuient la guerre, la violence, la misère, la famine. Ce sont des réfugiés, des êtres humains contraints de quitter leurs pays du fait de la politique de guerre, de pillage, d’oppression développés par le système capitaliste. Contre la barbarie impérialiste, il faut réaffirmer ce droit millénaire à l’asile » (page 16, tribune signée Lucien Gauthier).
L’Union européenne est la négation des droits démocratiques et en premier lieu du droit d’asile. Il faut se débarrasser de l’Union européenne pour se débarrasser de la guerre, de toutes les mesures liberticides, et rétablir pleinement le droit d’asile, c’est à dire l’accueil des réfugiés.
Non à la guerre, non aux budgets de guerre !
Réaffirmation totale et entière du droit d’asile !
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