dimanche 8 mai 2022

Toulon : non à la fermeture du collège George Sand !

 

Jeudi 7 avril, les personnels du collège G. Sand de Toulon apprennent que leur établissement risquait d’être fermé et les élèves répartis dans les établissements alentours.

La raison évoquée est que ce collège est, depuis plus de 60 ans, logé dans des bâtiments appartenant à la Commune et que le maire, Hubert Falco, soutien d’E. Macron, veut les récupérer.

Les personnels, élèves et parents font donc les frais d’une guerre entre collectivités pour des espaces, car depuis que les gouvernements successifs ont mis en œuvre la décentralisation des compétences relatives à l’Éducation Nationale, les différentes collectivités territoriales se disputent le droit d’agir sur les conditions de vie et de travail des enseignants. Et cela s’aggravera encore avec le projet de Macron d’atomiser les écoles comme à Marseille.

Nicolas Taieb, représentant FO au collège refuse « le sacrifice d’un collège au nom d’une récupération d’espace foncier » car les conséquences de la dispersion des 300 élèves et 40 personnels, qui devrait être actée en décembre prochain à l’Assemblée Départementale, seraient désastreuses :

- Trajet en bus et repas de cantine à payer pour des familles déjà en grande difficultés (52 % de familles défavorisées)

- Scolarisation dans des conditions plus difficiles car les effectifs des établissements d’accueil grimperont automatiquement (un des établissements d’accueil scolarise déjà 900 élèves et on voudrait lui en rajouter une centaine !)

- Destruction des conditions de travail et de vie des personnels qui ont acheté des logements près de leur lieu de travail et vont subir une mobilité forcée, se retrouver peut-être à nouveau remplaçants ou à cheval sur plusieurs établissements.

C’est pour cela que malgré l’annonce faite une veille de vacances scolaires, les personnels, parents et élèves se sont organisés en créant une pétition qui, en 15 jours a déjà rassemblé 1000 signatures. Des parents d’élèves se sont emparés de cette pétition et la font signer, porte à porte, dans les logements alentours, auprès des commerçants du quartier, déjà mis à mal par la COVID et des travaux aux environs.

Lien vers la pétition :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeoJzhXGC5oihooLPbo4u13kxT9AT5Zh4enYM2YpscYhqBKPA/viewform?vc=0&c=0&w=1&flr=0

Dans le même temps, les personnels (dont Isaline CORNIL, cheffe de file de l’Union Populaire pour les prochaines législatives sur une circonscription de l’aire toulonnaise), appuyés par leurs syndicats, contactent leurs homologues des établissements d’accueil qui verront leurs effectifs grimper. Bref, un comité de défense du collège G. Sand est en train de naître.


lundi 4 avril 2022

Réunion publique de l'Union populaire le 7 avril à Toulon

Jeudi 7 avril, Aurélie Trouvé sera à la tribune d'une réunion publique de l'Union populaire à Toulon, Maison de la Méditerranée, à 18 h 30.

Qui est Aurélie Trouvé ? C'est la présidente du Parlement de l'Union populaire, un regroupement de plus de 300 militants insoumis et d'autres, dont des militants du POI, qui réunit tous ceux qui combattent dans le cadre de l'Union populaire pour œuvrer ensemble à la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Comme le disait une intervenante lors de la création de ce Parlement de l'Union populaire, "un parlement qui réunit toute la société qui a été mise en mouvement ces cinq dernières années. Ce sont les gilets jaunes, c'est à l'hôpital, à l'école, les mobilisations sociales, les mobilisations climat, les mobilisations féministes, les mobilisations contre les violences policières..."
Ce parlement s'est élargi au cours de la campagne. Lors de la quatrième session du Parlement de l'Union populaire qui s'est tenue le 19 mars dans les locaux du POI, Aurélie Trouvé est d'abord revenue sur la violence sociale du programme annoncé par Macron quelques jours avant : retraite à 65 ans, travail forcé pour les allocataires du RSA, destruction de l'enseignement public... Elle a aussi développé le rôle du parlement de l'Union populaire : "Ce n'est pas seulement un comité de soutien, c'est devenu un collectif de travail, de mobilisation au service de cette campagne et au-delà afin d'aider à constituer un bloc populaire, celui d'une gauche de rupture".

Nous sommes partie prenante de cette campagne pour le vote Mélenchon, pour rompre avec la politique de Macron et "dégager le système". Au sein des Groupes d'Action de l'Union populaire, à égalité avec les autres militants, les adhérents du POI ont pris leur place pour "aider à constituer ce bloc populaire" de rupture avec Macron et le système capitaliste.

Nous vous appelons donc à participer nombreux à cette réunion publique et à prendre votre place avec nous dans la construction de cette force.

Réunion "Avec l'Union populaire, un autre monde est possible !"

en présence d'Aurélie Trouvé


Jeudi 7 avril à partir de 18 h 30


Salle Porquerolles, maison de la Méditerranée


Rue Commandant Infernet

Toulon



jeudi 6 janvier 2022

Manifestation contre le pass vaccinal samedi 8/1 à Toulon

Communiqué de presse de
Toulon l'insoumise, la Seyne-sur-Mer insoumise et du Comité du Var du POI
 
Les militants de l'Union Populaire Mélenchon 2022 : LFI et POI du Var entre autres, appellent tous les républicains, démocrates, gilets jaunes, militants syndicalistes et politiques, à se joindre à la manifestation des anti-passe ce samedi 8 janvier à 14 h place Monsenergue à Toulon pour refuser l'insupportable propos présidentiel, sa vision du monde et la fuite de sa responsabilité.

Quand le président Macron souhaite « emmerder les non vaccinés », considère qu'« un irresponsable n'est plus un citoyen »,

Quand C. Castaner déclare mercredi matin qu'« une petite minorité met en péril notre système hospitalier et l'ensemble des libertés de chacun ».

Mais de qui se moque-t-on ?

Qui donc « met en péril » l’hôpital, si ce n’est ce gouvernement qui supprime des milliers de postes hospitaliers et expulse les soignants par centaines ?

Qui sont les « irresponsables » qui menacent l’État de droit, à coups de lois liberticides comme jamais les gouvernements n’en avaient publié ?

Ce 3 janvier à l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon déclarait : « 17 000 lits d’hôpitaux ont été fermés : voilà la racine de la crise. Nous étions hier contre le passe sanitaire, et nous sommes aujourd’hui contre le passe vaccinal. »

mercredi 24 novembre 2021

Le POI fait campagne pour le vote Melenchon

Article paru dans Informations ouvrières n° 681

Questions à Franck Servel sur la campagne dans le Var

Le Comité du Var du POI a pris contact avec un groupe LFI. Comment avez-vous mis en œuvre vos relations de campagne pour le vote Mélenchon ?

Dès notre première rencontre, vendredi 12 octobre, nous avions, militants LFI et POI, la volonté d’être net entre nous pour que notre campagne soit la plus efficace. Ainsi, il a vite été convenu que le POI s’insère dans le dispositif de campagne des groupes LFI, avec ce que cela implique en matière de participation à toutes les initiatives habituelles d’une telle campagne. Mais il a été acté que le POI aurait en main ses tracts et son journal, non pas comme une campagne « à côté » de celle engagée par les groupes LFI, mais bien complémentaire, car ayant un objectif commun : rassembler la plus large force politique autour du vote Mélenchon, « pour en finir avec la politique de Macron et de tous les gouvernements de la V° République ».

Concrètement, comment cela se met en place ?

Prenons deux exemples : nous avons précisé que cette campagne impliquait de multiples interventions publiques en direction des salariés, des militants, des élus, sur les lieux de travail, les marchés, les cités... Mais nous avons précisé que nous allions relier ces interventions communes à nos actions en cours, par exemple en soutien des hospitaliers de Draguignan qui se mobilisent avec leur syndicat CGT pour la réouverture des urgences de l’hôpital de Draguignan la nuit, donc sur cet aspect de défense des conquêtes sociales, telles qu’elles sont discutées dans les réunions du CLRR du Var tous les jeudi soir.

Et le deuxième exemple ?

Il s’agit plus particulièrement des diffusions publiques sur les marchés. La camarade Brigitte du groupe LFI de La Seyne a très bien compris cette notion de campagne « commune » quand elle écrit à propos du POI dans le compte-rendu qu’elle a fait de notre réunion : « Leur expertise et leur expérience ainsi que les nôtres nous donnent à tous une opportunité de mutualiser nos qualités, nos efforts et nos connaissances respectives ». Et elle précise ensuite, à propos de ces diffusions sur les marchés : « À noter que nos camarades du POI seront également présents pour nous aider et distribuer leur appel à voter Mélenchon ». C’est en effet dans ce rapport que nous sommes engagés dans cette campagne : le POI fait campagne avec ses propres arguments et donc, notamment, avec son journal Informations ouvrières qui va rassembler les discussions, les interviews, que nous aurons chaque semaine, renforçant ainsi la force politique que constitue le POI. Notre congrès départemental, le 2 décembre prochain, va bien entendu mettre au centre ces objectifs de construction, congrès auquel sont invités les militants LFI, invitation qu’ils ont accepté « pour mieux vous connaître, ainsi que votre journal Informations ouvrières ». Cela nous a d’ailleurs conduit à doubler notre commande du journal dès cette semaine, parce que cette campagne va nous permettre de nous déployer avec les comités locaux. Comme nous l'avons écrit dans la lettre invitant les adhérents à participer au congrès : « Pour cela, la participation de tous est nécessaire, car c’est aussi l’affirmation de la nécessité d’un parti, du renforcement du POI, de l’élargissement de la diffusion d’Informations ouvrières qui sont en jeu. »