vendredi 16 avril 2021

Nous voulons vivre, danser... revendiquer en toute liberté !

 

Nous voulons vivre, danser, rêver,

revendiquer en toute liberté !


Il y a un an, l’épidémie de Covid-19 faisait éclater au grand jour le manque dramatique de lits de réanimation et de soins intensifs dans les hôpitaux publics. Le gouvernement non seulement n'a pas créé de lits supplémentaires, mais poursuit les suppressions de lits, comme ce service de réanimation de Nice qui va fermer en pleine épidémie de Covid !

Que fait le gouvernement ? Le démantèlement de tout notre secteur public est « en marche » avec la casse de la protection sociale, de l'hôpital public, de l'assurance chômage, du système des retraites, de l'école et du reste de la fonction publique. Le gouvernement utilise la situation sanitaire, qu’il a contribué à créer, pour prendre de nombreuses mesures liberticides.

Pourquoi nous est-il interdit de vivre, danser, rêver ?

Pourquoi peut-on aller faire ses courses dans une grande surface, alors qu'on ne peut pas aller au théâtre ou dans un cinéma ? Pourquoi peut-on continuer à produire dans les entreprises, alors qu'on ne peut pas aller faire du sport dans un gymnase, aller au restaurant ou au bar ? Pourquoi peut-on fréquenter les lieux de culte alors qu'on ne peut pas se réunir, ni se regrouper à plus de six personnes dans la rue ? Ce qui guide la politique du gouvernement, ce sont les intérêts du capital : le CAC 40 est à son plus haut niveau depuis 2007 et les Bettencourt, Drahi, Arnault, Pinault, voient leur capital augmenter tandis que nos poches sont vides, que l'on soit étudiant, travailleur chômeur, retraité, petit commerçant  !

Les luttes contre cette politique
et pour défendre les intérêts des travailleurs s’intensifient partout en France

- occupation d'une centaine de théâtres en France, portant à la fois les revendications de réouverture des lieux de culture et les exigences sociales pour en finir avec la précarité : abrogation de la réforme de l'assurance chômage, prolongation de l'année blanche pour les intermittents du spectacle, et intermittents de l’emploi.

- à Toulon, plus de 300 manifestants se sont rassemblés pour la réouverture des écoles de danse,

- dans l'enseignement secondaire, des représentants d'une quinzaine de lycées et collèges varois se sont regroupés dans un comité soutenu par les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SUD et la FCPE pour exiger du ministre Blanquer les classes et postes nécessaires pour enseigner,

- manifestations pour l’ouverture de postes à l’hôpital, contre la précarité de nos emplois, contre la baisse de nos retraites...

C'est pour tenter de museler ces contestations qui montent dans tout le pays
que le gouvernement déploie un arsenal répressif :

Etat d'urgence, loi de sécurité globale, décrets du 2 décembre 2020 de fichage généralisé des militants, loi « contre le séparatisme » pour diviser le peuple et stigmatiser les musulmans, s'attaquer à la liberté d'association et même à l'existence des organisations syndicales (cf l'amendement visant l'UNEF).

Pour porter ensemble ces combats contre les mesures liberticides du gouvernement et pour les revendications portées par les professionnels du spectacle,

Nous vous appelons à un rassemblement déclaré

avec initiatives artistiques

SAMEDI 24 avril à 10 h à Toulon

Place de l'Opéra

Nous exigeons :

- l'abrogation de l'Etat d'urgence, le retrait des projets de loi sur la sécurité globale et de loi "contre le séparatisme" ainsi que l'abandon des lois, ordonnances, décrets liberticides dont ceux du 2 décembre 2020 de fichage généralisé des militants,

- l'abrogation de la réforme de l'assurance chômage, la prolongation de l'année blanche pour les intermittents du spectacle et la réouverture des lieux de culture,

- le rétablissement des lits supprimés à l'hôpital public et le recrutement de soignants pour répondre aux besoins,

- la réouverture des facs, des lycées et des collèges et le retour en présentiel à 100 %, dans des conditions permettant d'assurer la sécurité de toutes et tous,

- la réouverture des lieux de vie : gymnases, restaurants, bars...

Collectif varois pour le retrait de la loi de sécurité globale :

retrait.loi.securite.globale.83@gmail.com

Assemblée populaire & citoyenne du grand Toulon (APC), Assemblée populaire thématique du dimanche, Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne du Var (Attac Var), Cercle Marc Ferrero – Libres penseurs de Cuers, Comité varois de résistance et de reconquête des acquis de 36 et de 45, Europe Ecologie - Les Verts (EELV), Fakir, Fédération syndicale unitaire (FSU), Gauche républicaine socialiste (GRS), Génération.s, Gilets jaunes vallée du Gapeau, Ligue des droits de l'Homme (LDH), Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti ouvrier indépendant (POI), Union communiste libertaire (UCL)

Collectif "Liberté, on s'en occupe" :

liberte.on.sen.occupe@gmail.com


Durant le confinement et le couvre-feu, les manifestations revendicatives sont toujours possibles et les déplacements pour s’y rendre aussi !

Lors du second confinement, le Conseil d’État a clairement affirmé, le 21 novembre 2020, que le déplacement pour se rendre à une manifestation est autorisé en cochant le motif professionnel ou intérêt général sur l’attestation.

Désormais, les règles semblent encore plus claires puisque le nouveau décret du 2 avril 2021 prévoit désormais un motif de déplacement dérogatoire durant le confinement et le couvre-feux à l’article 4 II7° : «  Participation à des rassemblements, réunions ou activités sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public qui ne sont pas interdits en application de l'article 3 ». La manifestation revendicative est bien prévue à cet article 3.

Même au-delà de son département ou des 30 km: le nouveau décret prévoit que la limitation des 30 km ou du département ne s’applique pas aux manifestations revendicatives à l’article 4 II.bis "-Les déplacements mentionnés aux 2°, 5°, 6° du II, ainsi que ceux mentionnés à son 7° lorsqu'ils ne relèvent pas du II de l'article 3, s'effectuent dans les limites du département de résidence de la personne ou, en dehors de celui-ci, dans un périmètre de 30 kilomètres autour de son domicile."

Or les déplacements qui relèvent du II de l'article 3 sont précisément les déplacements liés à l'organisation d'une manifestation revendicative : donc, à contrario, ils ne sont pas limités dans le département de résidence ou par les 30 km.

De manière scandaleuse, le Ministère de l’intérieur n’a toujours pas mis à jour les attestations dérogatoires sur son site internet ! Il faut donc, conformément à la jurisprudence du Conseil d’Etat, cocher "déplacement professionnel ou motif d'intérêt général" si l’on souhaite utiliser une attestation.

Enfin le Conseil d'Etat a rappelé que le modèle d’attestation sur le site du ministère était facultatif (CE 20 octobre 2020, n°440263).


mercredi 24 mars 2021

Manifestation de milliers de jeunes à Marseille

 

Dès le dimanche 21 mars au soir, puis le lundi, se sont déchaînés des flots de condamnations, sanctions, opprobres, dans un véritable tsunami haineux des « scandalisés » de tous poils, unanimes à déclarer « inacceptable, intolérable, irresponsable » cette manifestation (à l’origine organisée dans le cadre du « Carnaval des quartiers ») :

- la porte-parole de Darmanin, Camille Chaize : « Alors que tous les Français font des efforts pour respecter au maximum des différentes réglementations pour lutter contre cette épidémie, on voit un certain nombre de fêtards dans la totale irresponsabilité ».

- la préfète de police, Frédérique Camilleri : « la justice sera saisie de l’ensemble des faits commis ».

- et Rudy Manna, du syndicat policier « Alliance » : « ce sont des gens qui détestent l’État et la police, ils ne supportent pas une quelconque forme d’autorité ». Il précise, bien renseigné : « ils viennent de tout le sud de la France, voir même de l’Italie du Nord ».

Ça c’est la police, mais vient dans leur sillon, « la droite » :

- Valérie Boyer, sénatrice LR, condamne « une sorte de rave-party avec des teufeurs irresponsables »,

- Eric Diard, député LREM, « ce sont des anarchistes, des gens qui veulent en découdre »,

Mais aussi « la gauche » :

- Benoît Payan, maire PS de Marseille, estime que « rien ne justifie qu’on détruise les efforts collectifs pour endiguer le virus », et qu’en conséquence « les irresponsables devront répondre de leurs actes devant la justice ».

- Jean-Marc Coppola, adjoint PCF à la mairie, dit la même chose sur France info : « on va se réunir pour examiner ce qu’il y a lieu de faire, considérant que ce type de rassemblement qui ne respecte pas les protections sanitaires est inacceptable (d’autant que la veille, les artistes ont manifesté avec les protections sanitaires, masque et distanciation), va à l’encontre de tout ce que l’on tente de faire pour enrayer l’épidémie, avec en plus des dégradations de biens publiques inacceptables, nous allons d’ailleurs voir avec la municipalité comment traiter ces exactions. Certes, c’est le produit de plusieurs mois de confinement, mais de telles manifestations, non déclarées, et de tels comportements, ne peuvent être acceptés ».

Et pour être complet, il y a toujours le « professeur de médecine », pour donner la caution « scientifique », en la personne de Marc Leone, chef du service anesthésie-réanimation de l’Hôpital Nord, pour qui « ces joyeux fêtards portent une grande responsabilité », et « s’étonneront s’ils ne peuvent pas avoir les mêmes soins », car « la pression sur la réanimation est maximale, puisqu’on a 60 % de pression ».

Docteur, qui est « irresponsable » ?

Les jeunes, ou ceux qui ont organisé la destruction continue des postes et des lits des hôpitaux ?

Qui faut-il sanctionner ?

Celles et ceux qui veulent vivre, où ceux qui dressent contre la jeunesse et toute la population, depuis un an, la chape de plomb des interdits de se réunir, de se rassembler, de manifester… sauf d’aller travailler !

Qui faut-il condamner ?

Ceux qui nous ont dit « le masque est inutile », puis l’ont imposé ? Ceux qui disent « il faut se vacciner », puis définissent les « priorités » ? Ceux qui, gouvernement et agence européenne, nous disent que le vaccin AstraZeneca est « efficace », mais « ne peut exclure définitivement le lien avec les troubles de la coagulation rare » ?

Des milliers de jeunes ont manifesté, bravant les « injonctions scientifiques » de Macron, Castex ou Darmanin, Véran ou Blanquer.

Beaucoup de jeunes varois y étaient,

- comme d’autres, à la même heure, manifestaient à Toulon en organisant l’occupation du Théâtre Liberté,

- comme d’autres, la veille, samedi, manifestaient à Toulon contre les lois liberticides,

- comme d’autres encore, la veille, vendredi, manifestaient à Toulon devant l’inspection académique avec enseignants, parents et AED, contre la suppression de postes et d’heures dans les collèges et lycées varois…

- comme d’autres encore, la veille, jeudi, moins jeunes, salariés de l’usine Transfix, étaient en grève contre le plan de liquidation programmée de leur usine métallurgique.

Nul doute : la haine contre les jeunes manifestants de Marseille est l’expression de la terreur qui prend à la gorge ces « politiques » à tous les niveaux du « pouvoir », face à l’immense volonté de vivre des travailleurs et de la jeunesse, qui, pour cela, cherchent chaque jour avec toujours plus de force et d’audace, à se défaire de toutes les mesures réactionnaires que veut imposer Macron au compte des exigences du capital financier.

Les militants du POI, avec d’autres militants attachés à la défense des acquis ouvriers, dont les grandes conquêtes sociales arrachées par le combat de classe en 1936 et 1945, rassemblés au sein du Comité National de Résistance et de Reconquête, sont du côté des manifestants de Marseille, et rassemblent dans Informations ouvrières, chaque semaine, toutes les résistances qui s’expriment dans le pays comme à l’échelle internationale.

samedi 27 février 2021

Pour la défense de nos libertés individuelles et collectives

Communiqué du Collectif varois pour le retrait de la loi de sécurité globale

Pour la défense de nos libertés
individuelles et collectives :

RETRAIT DE LA LOI
SECURITE GLOBALE

ET DES DECRETS
SUR LE FICHAGE !


Depuis novembre 2020, en lien avec la coordination nationale "Stop loi Sécurité globale", le Collectif varois pour le retrait de la loi Sécurité globale invite les partisans de la liberté d’expression, les laïques et les démocrates à venir manifester leur opposition aux textes liberticides et à défendre nos libertés tant individuelles que collectives mais aussi pour dire NON aux violences policières le :

Mardi 16 mars 2021 : RV Place de la Liberté (Toulon) à partir de 12 heures.

Samedi 20 mars 2021 : RV Place de l’Opéra à 14 heures pour manifester.


L’actualité de ces derniers mois le montre, nous sommes toutes et tous concernés par les dérives sécuritaires, encore accentuées par la récente loi sur le séparatisme dite loi « pour le respect des principes de la République ».

Souvenons-nous des réponses particulièrement violentes faites au mouvement des Gilets jaunes lors des manifestations de 2018 et 2019 ! À ce jour, les procédures que les victimes de violences policières ont entreprises sont au point mort alors que les personnes accusées de violences contre des policiers ont été, elles, très rapidement condamnées.

Le Défenseur des droits n’arrête pas d’épingler le gouvernement

Dans ce contexte, l’indépendance et la liberté de la presse n’ont jamais été aussi menacées au cours des 40 dernières années et, alors que l’on bafoue le droit d’informer et d’être informé, les lois se succèdent aux fins d’empêcher que la résistance sociale et politique puisse s’organiser et s’opposer à l’ensemble des plans antisociaux du gouvernement et du patronat.

Tous surveillés = 7 milliards de suspects

Plus que jamais, la détermination de notre Collectif à lutter pour la préservation de nos libertés fondamentales se traduit par la demande du retrait de la proposition de loi dite "sécurité globale", du retrait du Schéma national du maintien de l'ordre (SNMO) et de toute autre disposition élargissant la surveillance de masse ou faisant reculer le droit à l'information.

Tant que ces textes liberticides ne seront pas abandonnés, nous défendrons sans relâche nos libertés qui ont fait ce que nous sommes aujourd’hui, une République démocratique, laïque et sociale.

Liberté de se syndiquer (loi du 21 mars1884),
Liberté des communes (loi du 5 avril 1884),
Liberté de nous associer (loi de 1901),
Libertés des cultes (loi de 1905).

Allons enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé !

Contre nous de la tyrannie économique et politique.

A celles et ceux qui ne veulent que nous asservir,

Nous leur disons : Ne touche pas à ma démocratie !!!


Contact: retrait.loi.securite.globale.83@gmail.com - https://www.facebook.com/stoplsg83/ 

mardi 9 février 2021

Rassemblement samedi 13 février à Toulon, à 14 h

 Collectif varois pour le retrait de la loi de sécurité globale

Communiqué

La première des sécurités, c’est la liberté.

Poursuivons notre mobilisation contre l'arbitraire et pour les libertés.

L’État demande au citoyen de respecter les lois, mais le citoyen a le droit de demander le retrait de ces mêmes lois lorsqu’elles sont contraires aux principes démocratiques.

Alors que la France est maintenant classée dans les « démocraties défaillantes »i, seules l’expression de notre refus des lois liberticides et notre mobilisation pour exiger leur retrait total seront déterminantes.

Le Collectif varois pour le retrait de la loi de sécurité globale appelle à un nouveau rassemblement :

Samedi 13 février 2021 à 14 h - Place de l’Opéra à Toulon,

Pour exiger le retrait intégral :

  • De la proposition de loi Sécurité Globale ;

  • De la proposition de loi confortant les principes républicains (ex loi « séparatisme ») ;

  • Du nouveau Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO) ;

  • Des 3 décrets du 2 décembre 2020 portant sur l’extension des fichiers de police PASP, GIPASP et EASP, organisant un fichage massif de la population et un contrôle de toutes ses opinions.

La démocratie n’est jamais acquise, il faut toujours la défendre !

Toulon, le 8 février 2021.

Signataires : Assemblée populaire & citoyenne du grand Toulon (APC), Assemblée populaire thématique du dimanche, Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne du Var ( Attac Var), Comité actions luttes 83 (CAL 83), Comité de résistance et de reconquête du Var, Europe Ecologie - Les Verts (EELV), Fakir, Fédération varoise du Parti Communiste Français (PCF), Fédération syndicale unitaire (FSU), Gauche républicaine socialiste (GRS), Génération.s, Gilets jaunes constituants de Cuers, Gilets jaunes La Marianne de Bandol, Gilets jaunes vallée du Gapeau, La France insoumise (LFI), Ligue des droits de l'Homme (LDH), Marche pour le climat, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti ouvrier indépendant (POI), Union Syndicale Solidaires, Union communiste libertaire (UCL), Zéro Fossile.

Contact : retrait.loi.securite.globale.83@gmail.com

https://www.facebook.com/stoplsg83/


i L’indice de démocratie est calculé tous les ans par l’unité de recherche du groupe The Economist.

samedi 30 janvier 2021

Intervention du POI au rassemblement du 30/1 à Toulon

 

Le Parti Ouvrier Indépendant tient à souligner que Macron et son gouvernement sont déterminés par un seul but : servir les intérêts des capitalistes, du système capitaliste.

Et pour cela, ils n'hésitent pas à multiplier les décisions, les contre-réformes, les décrets qui visent à faire payer aux exploités et à la jeunesse la survie de ce système qui mène à la barbarie. Un million de travailleurs, de jeunes ont perdus leur emploi depuis mars 2020, alors que des centaines de milliards sont distribués aux grands patrons qui les utilisent à leur guise et selon leurs besoins.

La jeunesse est sacrifiée, réduite à la précarité. L’enseignement auquel les jeunes ont droit est disloqué, leurs diplômes détruits, les facultés fermées.

 - Nous savons tous que la réforme des retraites reste leur principal objectif, même s’ils ont été mis en échec par les grèves de fin 2019-début 2020,

- Nous savons tous qu’ils veulent détruire les principales conquêtes ouvrières de ce pays, arrachées notamment par les luttes de classes de 1936 et 1945, conquêtes que sont en particulier la sécurité sociale, et les services et entreprises publiques,

- Nous savons tous que le virus a pu se répandre par les politiques successives de démantèlement des hôpitaux, en France comme dans de nombreux pays, ainsi qu'à travers les mensonges permanents sur tous les éléments constitutifs de la protection sanitaire des populations, masques, tests, vaccins…

- Enfin, et c’est la raison de notre présence ici ce matin comme depuis maintenant plus d’un mois, nous savons tous que pour faire passer ces destructions, il faut faire taire le peuple, il faut tenter de le terroriser par une avalanche de mesures liberticides.

 Face à cette situation, une immense colère ne cesse de s’affirmer, il y a de multiples combats de résistance, il y a ces manifestations régulières dans tout le pays.

On ne manquera pas de s’interroger sur un fait : cet état d’esprit qui ne cesse de progresser, ne semble pas encore avoir atteint les plus hauts sommets des organisations, particulièrement des syndicats.

- S’agirait-il d’une peur des lendemains incertains ? Faudrait-il se borner à « limiter les dégâts », ou rendre le capitalisme un peu plus « humain » ?

- Pourquoi ne pas avoir porté, par exemple, l’exigence de transparence face aux chiffres assenés tous les soirs par un commis du gouvernement ?

- Pourquoi, face à l’avalanche de projets de lois et décrets liberticides, n’y a-t-il pas d’engagement ferme dans le combat pour arracher le retrait de ces textes ?

 Il nous semble légitime de débattre de toutes ces questions, car rien ne justifie que ce que nos anciens ont réalisés en 1936 ou 1945 serait devenu impossible aujourd’hui.

Le POI estime pour sa part que cette réflexion, cette recherche, sont bien à l’ordre du jour, et que déjà se dessinent et prennent forme les exigences suivantes :

- Retrait pur et simple de la réforme des retraites !

- Abrogation et retrait de tous les décrets liberticides, abrogation de l’état d’urgence !

- Arrêt de la répression et particulièrement celle faite à l’encontre des jeunes, qui veulent vivre, étudier et faire la fête !

- Cessation immédiate de toutes les remises en cause des droits des médecins, liberté de prescrire, aucune confiance au « conseil scientifique », à « la Haute autorité de santé » : dissolution !

- Arrêt de toutes les fermetures d’hôpitaux, de toutes les suppressions de services publics

- Publication de tous les contrats passés avec les trusts pharmaceutiques !

Il n’y a rien à attendre de ce gouvernement, seule la mobilisation des travailleurs et de la jeunesse, entraînant leurs organisations, sera capable d’imposer la satisfaction de ces revendications qui permettent de protéger réellement les travailleurs et leurs familles de la maladie et de la misère sociale.

Je vous invite à lire notre journal Informations Ouvrières, à y transmettre vos expériences, vos contributions, et à venir en discuter lors des rencontres du Comité varois de résistance et de reconquête des acquis de 36 et 45.

vendredi 22 janvier 2021

La première des sécurités, c’est la liberté

 

Collectif varois pour le retrait de la loi de sécurité globale

Communiqué de presse

La première des sécurités, c’est la liberté.

Poursuivons notre marche contre l'arbitraire et pour les libertés. Le Collectif varois pour le retrait de la loi de sécurité globale appelle à nouveau, pour le retrait de la loi de sécurité globale, samedi 30 janvier 2021 à 10 h 00 place de l’opéra à Toulon pour rejoindre, ensuite et en manifestation, la place du Mûrier.

Le 16 janvier, les collectifs #stoploisecuritéglobale ont rassemblé plus de 200 000 personnes avec 88 mobilisations dans toute la France. Dans plusieurs villes, le collectif Soutien à la Maskarade a rejoint les cortèges, en soutien aux teufeurs poursuivis le 31 décembre dernier.

Bien que les manifestants soient calmes, plusieurs rassemblements (Paris, Montpellier, Lyon, Limoges, Toulouse, …), ont été victimes : de déluges de gaz lacrymogènes, de saisie de matériel de sonorisation et de véhicules sonorisés, de l’interdiction de défiler en musique et des conducteurs ont été emmenés au commissariat. Après l’interdiction de filmer, devons-nous nous préparer à l’interdiction d’écouter de la musique ?

L’état d’urgence sanitaire ne justifie pas -et ne justifiera jamais-, l’inscription de mesures d’exception dans le droit commun.

La sûreté ce n’est pas la sécurité. La sûreté est le garant de la dignité humaine. Celles et ceux qui à l’Assemblée nationale modifient la loi, vont à l’encontre de l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et remettent ainsi en cause les droits imprescriptibles du peuple français que sont la liberté, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Aussi, dans un contexte autoritaire et de défiance envers le gouvernement, le Collectif varois pour le retrait de la loi de sécurité globale a décidé de poursuivre et d’intensifier la mobilisation pour le retrait -ou l’abrogation-, de tous les textes liberticides.

La démocratie n’est jamais acquise, il faut toujours la défendre !

Nous vous invitons à un point presse le samedi 30 janvier 2021 à 10 h 15 sur les marches de l’Opéra de Toulon.

Toulon, le 22 janvier 2021.

Signataires : Assemblée populaire & citoyenne du grand Toulon (APC), Assemblée populaire thématique du dimanche, Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne du Var ( Attac Var), Comité actions luttes 83 (CAL 83), Comité de résistance et de reconquête du Var, Europe Ecologie - Les Verts (EELV), Fakir, Fédération varoise du Parti Communiste Français (PCF), Fédération syndicale unitaire (FSU), Gauche républicaine socialiste (GRS), Génération.s, Gilets jaunes constituants de Cuers, Gilets jaunes La Marianne de Bandol, Gilets jaunes vallée du Gapeau, La France insoumise (LFI), Ligue des droits de l'Homme (LDH), Marche pour le climat, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti ouvrier indépendant (POI), Solidaires, Union communiste libertaire (UCL), Zéro Fossile.

Contact : retrait.loi.securite.globale.83@gmail.com

dimanche 10 janvier 2021

Marche des libertés samedi 16 janvier à Toulon, à 10 h

DEFENDONS NOS DROITS ET LIBERTES !

Un collectif local de 20 associations, syndicats, organisations politiques, assemblées populaires et groupes de Gilets jaunes appelle à l'arrêt immédiat des manœuvres liberticides du gouvernement. Et vous ?

Le gouvernement développe un arsenal répressif et autoritaire qui remet en cause les libertés fondamentales de toutes et tous.

Il profite de l’état d’urgence sanitaire qui confie à l’Exécutif des pouvoirs exceptionnels pour faire passer des lois et promulguer des textes qui portent atteinte aux libertés et aux droits sociaux.

La proposition de loi « sécurité globale » crée un précédent dans l'histoire de notre pays qu’elle place désormais sous surveillance généralisée tout en restreignant la liberté de la presse et la liberté d'observer.

Elle s’inscrit par ailleurs dans un continuum sécuritaire avec une succession de textes liberticides :

  • Le Schéma national du maintien de l'ordre valide la stratégie du conflit et porte notamment atteinte à la liberté de la presse ;

  • Le projet de loi dite « confortant le respect des principes de la République » s’en prend à la liberté d’association ;

  • Trois décrets du 2 décembre dernier autorisent le fichage généralisé des personnes en fonction de leurs opinions, mais également de leur appartenance syndicale ;

  • Un amendement à la loi de programmation de la recherche criminalise le droit à manifester des étudiant.es (censuré par le Conseil constitutionnel parce qu’il n’avait pas lieu d’être dans ce texte-ci, quid d’une réapparition dans un prochain texte ?)

Face aux licenciements, à la croissance des inégalités, à l’explosion de la pauvreté, le gouvernement se donne les outils pour surveiller, réprimer et essayer de contenir la contestation et les luttes sociales.

Dans un contexte de montée du chômage et de la précarité, de démantèlement des services publics et de remise en cause des droits et garanties collectives, ces atteintes à nos droits et libertés publiques individuelles et collectives construisent un avenir où violences sociales, répression et violences étatiques seront facilitées.

 Les syndicats, associations, partis politiques, assemblées populaires, collectifs et groupes de Gilets jaunes signataires dénoncent le discours sécuritaire du gouvernement qui, au prétexte de sécurité, met en grand danger nos droits et nos libertés.

La diffusion des images de l’évacuation violente d’un camp de migrants place de la République à Paris et du passage à tabac du producteur de musique Michel Zecler est venue percuter la proposition de loi « Sécurité globale ».

Les manifestations pour l’abandon de la loi« Sécurité globale » dans tout le pays ont d’ores et déjà réuni des centaines de milliers de personnes.

Leur succès, partout en France, a fragilisé la position du gouvernement et nourri une crise politique autour de l’article 24.

Mais le compte n’y est pas : c’est le retrait total de la proposition de loi « Sécurité globale » et de toutes les mesures liberticides que nous exigeons.


La Commission
Nationale Consultative des Droits de l’Homme : « Il n’est pas possible qu’en France, pays de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, une telle proposition de loi soit adoptée tant elle est attentatoire aux droits et libertés et contraire à notre modèle de société.»

La Défenseure des droits « souligne l’importance du caractère public de l’action des forces de sécurité qui permet son contrôle démocratique, notamment par la presse et par les autorités en charge de veiller au respect de la loi et de la déontologie ».

Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU : « la proposition de loi dite de sécurité globale porte des atteintes importantes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, notamment le droit à la vie privée, le droit à la liberté d’expression et d’opinion, et le droit à la liberté de réunion pacifique ».


FAISONS RECULER LE GOUVERNEMENT !

REJOIGNEZ-NOUS

SAMEDI 16 JANVIER à 10 H,

à TOULON, PLACE DE L’OPERA

Ensemble, exigeons :

  • Dès maintenant : le retrait total de la proposition de loi de « Sécurité globale » ;

  • Le retrait des décrets du 2 décembre ;

  • L’abandon d’une logique sécuritaire et liberticide qui affaiblit les possibilités d’expression de la population et restreint les libertés et les droits ;

  • Le rétablissement de nos droits sociaux, syndicaux et de nos libertés de circulation, de rassemblement et de manifestation.

Assemblée populaire & citoyenne du grand Toulon (APC), Assemblée populaire thématique du dimanche, Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne du Var (Attac Var), Comité actions luttes 83 (CAL 83), Comité de résistance et de reconquête du Var, Europe Ecologie - Les Verts (EELV), Fakir, Fédération syndicale unitaire (FSU), Gauche républicaine socialiste (GRS), Génération.s, Gilets jaunes constituants de Cuers, Gilets jaunes La Marianne de Bandol, Gilets jaunes vallée du Gapeau, La France insoumise (LFI), Ligue des droits de l'Homme (LDH), Marche pour le climat, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti ouvrier indépendant (POI), Solidaires, Union communiste libertaire (UCL).