vendredi 28 juin 2019

Abonnements d'été à Informations ouvrières


Le Comité du Var du POI vient de tenir une assemblée ouverte avec pour objectif le lancement de la campagne des abonnements d'été au journal. Cette réunion se tenait au lendemain des élections européennes. Face à la campagne d'intoxication médiatique, quel autre journal qu'Informations ouvrières a titré sur le rejet de ces élections, de ces institutions, de ce gouvernement. Avec un chiffre : 11 % des inscrits ont voté pour Macron !

Comme le disait un militant lors de notre réunion : « Notre journal donne les faits. Il faut répondre à la désinformation. Ce chiffre de 11 %, il n'est dans aucun média. Le « grand vainqueur » des élections, le Rassemblement national, il est à moins de 12 % du corps électoral. Et après, le journal explique ce qui entrave la mobilisation des salariés avec leurs organisations syndicales : est-ce avec des journées d'actions qu'on va obtenir le retrait de la loi Dussopt qui démantèle la fonction publique ? Par contre, quand une page entière, avec des interviews, montre la force qui se regroupe dans les urgences, qui cherche à contrôler son mouvement, avec des assemblées générales et un comité de grève national, est-ce qu'on n'aide pas les militants, dans tous les secteurs, à ouvrir une véritable issue sur le terrain de la lutte de classe ? »

N'est-ce pas pour trouver ces informations et ces arguments qu'ils se sont abonnés, ces militants qui participent aux réunions des comités de résistance et reconquête, qu'ils soient syndicalistes, militants LFI, PCF ou gilets jaunes ? Il s’agit donc, avec cette campagne des abonnements d'été, de poursuivre ce travail de discussion, d’interviews dans Informations ouvrières pour accroître encore le nombre de lecteurs du journal. Cela nécessite une force organisée, et l'implication de nombreux adhérents pour pouvoir dépasser le nombre d'abonnés de l'année dernière. Tous en campagne ! N'est-ce pas en multipliant la diffusion du journal qu'on permettra d'augmenter les prises de position pour la libération de Louisa Hanoune ? Informations ouvrières n'est-il pas un outil pour tous les militants syndicalistes qui cherchent à préserver l'indépendance de leurs organisations, comme dans ce congrès syndical varois qui adopte une motion avec des revendications claires, et qui, situant le contexte, explique que la « majorité présidentielle n'a au final, recueilli que 11 % des inscrits en soutien à ses projets. »


mercredi 1 mai 2019

Liberté de manifester et d’expression à défendre


Editorial de Dominique Canut, membre du Bureau national du POI
Publié dans Informations ouvrières n° 550

L’actualité sociale est une nouvelle fois la mobilisation constante des Gilets jaunes lors de ce vingt-troisième samedi, malgré toutes les tentatives pour la briser et terroriser tous ceux qui pourraient y participer.

Les revendications de Gilets jaunes rejoignent celles des travailleurs, des retraités... C’est pourquoi les convergences entre les Gilets jaunes et les syndicats se multiplient. De nombreux comités de résistance et de reconquête des acquis de 1936 et de 1945 se constituent, rassemblant des milliers de militants de divers horizons, politiques, syndicalistes, et la participation de plus en plus de Gilets jaunes.

Pour Macron, tout doit y passer ! Il veut détruire les garanties ouvrières et démocratiques, avec la remise en cause des droits de la population, avec le projet de loi Dussopt de liquidation du statut de la fonction publique et des services publics.

L’édition 2019 du baromètre annuel Kantar-La Croix sur la confiance dans les médias montre que 69 % des sondés pensent que les journalistes ne sont pas indépendants des partis politiques et du pouvoir, et 62 % pensent qu’il y a des pressions de l’argent. La confiance des Français n’est que de 38 % vis-à-vis des médias télévisés (moins dix points en un an). Une vingtaine de manifestants vêtus de noir ont scandé « Suicidez-vous » en s’adressant à la police. Les médias télévisés ont en boucle commenté ces propos, en appelant à l’aide le très médiatisé psychiatre Cyrulnik, qui fustige régulièrement le mouvement des Gilets jaunes, en généralisant cet événement. Samedi, à 15 heures, « sans coup-fait-rire », Cnews annonçait 6 700 manifestants à Paris et 14 044 contrôles préventifs... Gag ! Mais les Français ne sont pas dupes. D’ailleurs, Reporters sans frontières place, cette année encore, la France au trente-deuxième rang mondial concernant la liberté de la presse !

Mais pire, le pouvoir tisse méthodiquement son appareil répressif. En effet, en janvier, Médiapart ainsi que l’Association des médecins urgentistes de France ont révélé que les Gilets jaunes blessés sont bien fichés dès leur arrivée dans les hôpitaux dans un fichier dit Si-Vic, permettant la traçabilité en cas d’attentat, et accessible au ministère de l’Intérieur.

Lors de cet acte XXIII, deux journalistes indépendants ont été interpellés, selon le parquet de Paris, et l’un d’entre eux a été placé en garde à vue pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations ». Le Syndicat national des journalistes a réagi, demandant au gouvernement de respecter la liberté d’informer et de ne pas bafouer l’État de droit.

Une autre « grande question » fait l’actualité médiatique : faut-il supprimer un jour férié pour financer la baisse des impôts, ou pour financer la dépendance des personnes âgées ? Pourquoi pas les deux, mon général !

En somme, toujours prendre dans les mêmes poches, épargner à nouveau le capital. Il n’est pas nécessaire de sortir de l’ENA, comme Macron, pour proposer cette politique d’économie libérale. Pourtant, il est maintenant largement admis que l’évasion fiscale s’élève à cent milliards par an...

vendredi 19 avril 2019

Dégager le système

Editorial de Franck Servel,
membre du bureau national du POI,
paru dans Informations ouvrières n° 548


En Algérie, malgré la démission du président Bouteflika, le peuple continue de se mobiliser massivement pour en finir avec le système et le régime en place. En France, semaine après semaine, la mobilisation des gilets jaunes se poursuit, et derrière le mot d'ordre « Macron démission » et les revendications sociales, c'est aussi un mouvement qui cherche à en finir avec les institutions de la Ve République et son monarque au service du capital.

Macron, même encensé par les médias pour ses prestations pendant le grand débat, cristallise toujours le mécontentement de 70 % des Français selon les sondages. Le gouvernement est dans une impasse politique. Ce lundi 8 avril, le Premier ministre a fait la restitution du grand débat national. L'annonce qui est reprise par tous les journaux, c'est « nous devons baisser, et baisser plus vite, les impôts ». Quelle surprise... Dans le programme de Macron, avant son élection, on lit "sur les 60 milliards d’euros de baisse de la dépense publique, 20 milliards d’euros seront consacrés à réduire le niveau des prélèvements obligatoires". Et les augmentations de salaire, n'est-ce pas la première exigence de la population, qui n'en peut plus, qui ne veut plus de ce système ?

Tout ça pour ça... Des semaines interminables de grand débat n'ont pas suffit pour éteindre l'incendie des gilets jaunes, auquel est venue s'ajouter la fronde des enseignants, avec leurs organisations syndicales, pour la défense de l'école publique et le retrait du projet de loi Blanquer.

Et pourtant, pendant le grand débat, les plans du gouvernement continuent de tomber : projet Dussopt contre la fonction publique, et une concertation sur les retraites qui se poursuit depuis un an entre Delevoye et les dirigeants des organisations syndicales. Tous connaissent pourtant l'enjeu : avec la retraite par points, le but est d'en finir avec les régimes spéciaux, et de liquider un acquis majeur arraché par la classe ouvrière en 1945 en abaissant les pensions de retraite pour tous, public ou privé.

L'appel de la convention nationale des délégués des comités de résistance et reconquête se conclut par « nous sommes persuadés que c'est unis, tous ensemble, par l'action collective, les manifestations et la grève massive, que nous parviendrons à bloquer, à les faire reculer et à défaire Macron et sa politique. » C'est la question qui est posée aux militants syndicaux et politiques pour les manifestations du samedi 13 avril appelées dans tout le pays contre la répression brutale des gilets jaunes, pour le retrait de la loi anti-manifestants : n'est-il pas nécessaire de faire la jonction, comme dans de nombreux départements, avec les cortèges de gilets jaunes, ou faut-il continuer à refuser le tous ensemble ?

Dans le Var, le POI était invité à une rencontre avec les autres organisations signataires de l'appel national pour les manifestations du 13 avril. Nous avons convié un gilet jaune, membre du Comité local de résistance et reconquête, à participer à la réunion avec notre délégation. Deux positions se sont affrontées : celle des directions du mouvement ouvrier qui « hésitent », comme le dit l'appel de la convention nationale, et qui proposaient un rassemblement des organisations le matin pendant que les gilets jaunes manifestaient l'après-midi ! et celle des militants du POI, et d'autres organisations, qui ont argumenté et convaincu de la nécessité de faire converger les forces. C'est cette position qui l'a emporté, et cela démontre, si besoin était, toute l'utilité des Comités locaux de Résistance et Reconquête.

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mercredi 10 avril 2019

Manifestation samedi 13 avril à 13 h 30 à Toulon

Ensemble pour les libertés publiques et le droit de manifester,
Contre les violences policières et la répression judiciaire 

Le 29 mars 2019, un nouveau seuil a été franchi dans la dérive autoritaire du gouvernement. Après l’inscription de l’état d’urgence dans le droit commun, l’adoption du projet de loi “anti-manifestant·e·s” qui accroît les mesures liberticides vis-à-vis des manifestant·e·s et des Gilets Jaunes, les préfectures ont multiplié les interdictions de manifester partout dans le pays et le gouvernement a décidé ce samedi 23 mars de recourir à l’armée avant de reculer pour le moment devant la pression. Un État de droit, une démocratie, la République ne sauraient accepter que l’armée se retrouve face au peuple, comme s’il était un ennemi, comme si la guerre civile était déclarée.  

L’ONU a déjà mis en garde la France, pays de la déclaration des Droits de l’Homme, pour ses manquements à ses engagements pour les libertés fondamentales. Beaucoup connaissent l’aggravation de cette situation depuis longtemps, que ce soient les migrant·e·s, les quartiers populaires, qui ont été le champ d’expérimentation d’un maintien de l’ordre souvent en dehors des principes de l’État de droit. La situation prend cependant une gravité inédite. La pénalisation du mouvement social, écologiste et syndical, le mépris au regard des contre-pouvoirs, est une façon d’empêcher tout dialogue, toute issue positive aux crises de notre époque. 

Face aux destructions de bâtiments ou autres actes de violence, le gouvernement ne doit pas jouer aux pompiers pyromanes mais faire preuve de responsabilité. Il est temps de penser les conditions de la désescalade. Pour cesser de nourrir la tension, l’État a le devoir d’en finir avec les provocations et le recours à un arsenal sécuritaire aussi exponentiel qu’inefficace, comme il le fait depuis des semaines vis-à-vis des gilets jaunes. Il est intolérable que des armes dangereuses, dont nous réclamons l’interdiction, aient tant blessé, estropié de manifestant·e·s. Le bilan est déjà tragique et historique.  

A Nice, Les blessures subies dernièrement par la militante pacifiste Geneviève Legay sont le symbole de la violence sourde que le gouvernement a décidé d’employer contre le peuple. Le procureur de la république avoue que la commissaire chargée de l’enquête préliminaire est la compagne du commissaire chargé des opérations le jour des manifestations et mis en cause dans cette affaire. Son compagnon aurait donné l’ordre de charger !  

Toulon a aussi connu des violences policières en particulier en janvier 2019 lors de manifestations des gilets jaunes. Une répression judiciaire sans commune mesure s’abat par ailleurs sur nombre de manifestants. Le droit fondamental de manifester se trouve maintenant clairement menacé.  

La baisse des tensions suppose également que les pouvoirs publics répondent concrètement aux aspirations qui s’expriment largement dans le pays pour la justice sociale, pour une vie digne pour chacune et chacun, pour la lutte contre le réchauffement climatique. De plus en plus de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France. Les inégalités sociales ne reculent pas, elles explosent. Face à ces revendications légitimes, face à l’ensemble de ces violences sociales et environnementales le gouvernement ne sait répondre que par d’autres formes de violences et infliger aux citoyennes et citoyens d’autres humiliations.  

 Nous appelons toutes les forces vives progressistes du pays, attachées aux libertés publiques, à faire cause commune pour que le gouvernement change de ton et de réponse, pour que la démocratie ne soit pas bafouée mais renforcée, pour le retrait de la loi anti manifestants, et l’annulation des mesures liberticides annoncées ce lundi 18 mars par le premier ministre.  

Nous encourageons tous les mouvements à créer des liens de solidarité et de protection, pour que toutes et tous, quel que soit notre âge, notre fragilité, notre condition, nous puissions prendre part au débat public.  

Nous appelons à un large rassemblement ce samedi 13 avril à 13 h 30, place de la liberté à TOULON, en convergence avec les Gilets Jaunes.

Signataires varois :

ATTAC 83, CGT Var, FSU 83, La France Insoumise, Ligue des Droits de l’Homme,  NPA , PCF Var, POI 83, SOLIDAIRES Var

dimanche 10 mars 2019

Venezuela : rassemblement le 11 mars à 18 h à Toulon


Rassemblement LUNDI 11 mars à 18 H

Toulon, parvis des Droits de l'homme (devant la fac de droit)

à l'appel du PCF Var, LFI, le PG et le POI pour dire

Non au coup d'état de Guaido au Venezuela !
Halte à l'ingérence des Etats-Unis et de la France contre le Venezuela !
Non à la campagne d'intoxication médiatique !
Défense de la souveraineté du Venezuela !



La menace contre le Venezuela et son peuple persiste. L’impérialisme américain continue à exercer une pression économique considérable avec l’aide de Macron venu, à la demande de Trump, soutenir l’auto-proclamé Guaido. Les richesses pétrolières aux portes des USA attisent les exigences des groupes pétroliers américains, en effet le Venezuela possède la plus grande réserve pétrolière au monde. La fameuse aide humanitaire, dont la Croix-Rouge a refusé de la considérer comme une aide alimentaire, a servi en fait de prétexte pour provoquer les Garde-frontières. Le fait que les grandes chaines de distribution soient de droit privé et que la banque le soit tout autant n’a en rien facilité la lutte contre la pénurie générée également par le blocus international et l’oligarchie locale.

De quel droit Trump décide-t-il de contester le président élu du Venezuela, Nicolas Maduro ? Et que peut-on dire de Macron ? C’est celui qui, avec la loi Buzyn, prévoit la casse des hôpitaux de proximité, celui qui prévoit d’augmenter de 40 % les frais d’inscription des étudiants, celui qui abandonne les Ehpad dans des conditions déplorables, celui qui initie un projet de loi pour liquider la fonction publique, déconstruit l’Assurance chômage et jusqu’à la casse des régimes de retraite avec la retraite par points. C'est celui qui fait voter la loi dite « anticasseurs » qui est de fait une loi anti manifestation. Tous nos acquis de 36 et 45 doivent y passer ! Et bien c’est celui-là qui se permet de pousser des cris d’orfraie contre le gouvernement Maduro. Macron porte une grave responsabilité dans le chaos organisé au Venezuela en reconnaissant l’imposteur Guaido comme le Président en charge.

Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de toute l’Amérique latine. Ce qui est en jeu, c’est la possibilité ou pas que les peuples puissent disposer de leurs richesses ou qu’ils soient livrés au pillage, à la guerre et à la misère. C’est au seul peuple vénézuélien de décider de son sort, sans ingérence impérialiste.

La pénurie alimentaire et de médicaments, le blocus économique organisés par Trump et ses vassaux créent effectivement une situation difficilement supportable pour le peuple Vénézuélien. Pour dire « Halte à l’ingérence impérialiste », signez la pétition initiée par l’EIT (Entente Internationale des Travailleurs et des peuples), dont le POI est membre.



jeudi 20 décembre 2018

Macron : les patrons ne paieront rien

Editorial d'Informations ouvrières n° 533

Dominique Canut,
membre du Bureau national du POI

De manière très solennelle, lundi soir, Emmanuel Macron a annoncé un certain nombre de mesures qui montrent que, oui, il est possible de le faire reculer. Mais est-ce suffisant ? Bien évidemment NON !

Les gilets jaunes et le mouvement ouvrier considèrent à juste titre que ces mesures sont loin du compte. Mais pire, ils savent que ce sont les salariés, les travailleurs et les retraités qui paieront ces mesures. L’« augmentation du SMIC » est un mensonge : son taux horaire n’augmente pas, il s’agit de la prime d’activité. Cela se fera sans que le patronat ne mette la main à la poche. Les heures supplémentaires défiscalisées, comme l’avait fait Sarkozy en 2007 et 2012, seront désocialisées, c’est-à-dire exemptes de cotisations sociales et patronales. Au-delà du fait que les heures supplémentaires génèrent du chômage, qui effectue des heures supplémentaires régulièrement ?

Rien concernant les retraités qui ont vu leur pouvoir d’achat s’effondrer, leurs pensions ayant été désindexées de l’augmentation des prix. Vingt-cinq euros, voilà le cadeau de Macron en restituant la hausse de la CSG – et encore, pas pour tous – seulement à ceux qui ont une pension jusqu’à 2 000 euros. Aucune augmentation du point d’indice pour les 5,2 millions de fonctionnaires… Les exonérations pour les patrons continuent, pas un centime ne sortira de leur poche. C’est une nouvelle fois la sacralisation du capital. Pourtant, la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales, le CICE et toutes les mesures dites pour l’emploi s’évaluent à des centaines de milliards, et pour quels résultats ? Ce serait à la solidarité nationale de s’autofinancer. Ce sont les travailleurs, les jeunes, les retraités, qui devraient payer les mesures annoncées par Macron. Et il annonce déjà qu’il faudra tenir le cap du budget pour garder les 3 % de déficit exigés par Bruxelles. C’est-à-dire moins de services publics, moins de fonctionnaires, moins d’écoles publiques, moins d’hôpitaux, moins de tout ! Macron reste dans sa logique, il en appelle même à l’aide des partis politiques et des directions des organisations syndicales pour qu’au final les ultra-riches soient toujours plus préservés.

Mais les gilets jaunes ne s’y trompent pas, ils sont toujours déterminés, leur mobilisation reste intacte et ils ne renoncent pas à l’action. « Macron démission », cette clameur concentre en elle-même toute la colère qu’expriment les gilets jaunes.

De la même manière, dans les entreprises, les services, s’organisent des assemblées générales avec les organisations syndicales pour qualifier les revendications et pour décider y compris de la grève pour les faire aboutir.

Macron n’a rien annoncé concernant les revendications des lycéens, sur la réforme du bac, sur Parcoursup, etc. alors que ces revendications sont profondément ancrées chez les lycéens. Son seul mot d’ordre : les patrons ne paieront rien. Sous une forme ou sous une autre, la jonction entre les gilets jaunes et le mouvement ouvrier s’organise et paraît maintenant inévitable.

jeudi 1 novembre 2018

Avec des militants de toutes tendances


Dans le cadre de la préparation de la montée sur Paris pour notre rassemblement du 10 novembre à l'initiative du Comité National de Résistance et de Reconquête des acquis de 36 et 45, le Comité local de Résistance et Reconquête (CLRR) du Var s'est fixé pour objectif 22 participants.

Nous avons déjà 13 inscrits, mais pour se donner les moyens financiers pour payer le voyage, le CLRR a décidé d'organiser une campagne financière accompagnée de deux initiatives. L'une festive, avec l'organisation d'un repas « couscous » le 27 octobre et l'autre, la vente de vins de pays.

Cette campagne mobilise des militants ouvriers d'origines diverses et ce contexte permet de discuter des questions politiques comme la contre-réforme systémique des retraites. Mais aussi de comprendre la crise au sommet de l'État, avec notamment les démissions des ministres d’Etat comme Hulot et Collomb, et ce, contre l'avis du Président de la République.

Cependant, les institutions de la Ve République permettent à Macron, pourtant très affaibli, de tenir mais aussi de poursuivre son entreprise de casse des acquis historiques arrachés par la classe ouvrière.

Les organisations syndicales font l'objet de pressions considérables pour qu'elles ne perturbent pas le fragile équilibre qui permet à Macron de se maintenir au pouvoir. Tous les adhérents du POI poursuivent activement cette campagne de financement avec tous les militants partie prenante du CLRR, pour réussir ce repas fraternel du 27 octobre, mais aussi pour atteindre notre objectif de participation à la délégation du Var sur Paris le 10 novembre.

Nous avons également sollicité les adhérents du Var pour qu’un militant ouvrier, politique ou syndicaliste, puisse venir à la réunion de notre prochain CFN les 17 et 18 novembre. Toutes ces démarches s'inscrivent dans la poursuite des échanges nécessaires pour la « reconstruction d'une représentation politique de la classe ouvrière ».